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Des maux, des musées, des mots

Quand l’art devient matière à s’interroger et à débattre avec des jeunes sur des situations de violence.

Julie Maresq
Julie Maresq
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Des œuvres pour parler de la violence « ordinaire », celle du quotidien. Le Prométhée de Rubens symbolise la répétition de la souffrance. Le jugement de Midas, peint par Nicolas Mignard, évoque la punition et la légitimité de l’autorité. Ces deux tableaux, présentés au Palais des Beaux-Arts, et quelques autres permettent à des élèves de prendre conscience de situations de violence. Puis d’en discuter. Objectif : sensibiliser, prévenir et réfléchir sur le harcèlement, l’isolement ou l’injustice.

Financé par le Ministère de la Culture et de la Communication et la Fondation AnBer, ce projet, baptisé « Des maux, des musées, des mots », vient de vivre sa deuxième édition. « Le bilan est très positif », remarque Céline Villiers, chargée de l’action pédagogique au musée, « les enfants se montrent très concernés. De leur côté, les enseignants sont vraiment motivés ».

Pour cette édition 2016/2017, trois classes ont été impliquées : un CM1 de l’école Desbordes Valmore à Lille, un CM2 de l’école Léon Blum à Lomme et une 4e segpa du collège Jean Zay à Lomme.

Le corps et les idées

Après avoir échangé sur la violence, avec les mots, à partir d’une sélection de tableaux, les élèves ont exprimé leurs émotions uniquement par le corps, avec l’aide d’Esther Mollo, comédienne et metteur en scène du théâtre Diagonale.

Enfin, c’est Julie Maresq, photographe, qui est venue à la rencontre des jeunes. Mission : proposer des compositions artistiques qui racontent les idées émergeant des dialogues entre élèves.

« Nous n’avons pas la prétention de régler le problème des violences à l’école mais, après ces deux années d’expérience, nous pouvons dire que la prise de conscience est réelle et qu’elle provoque des déclics », affirme Céline Villiers. Et Antoine de résumer le ressenti général de ses camarades : « cela a permis de mieux comprendre ce que ressentent les autres et le mal que l’on peut parfois faire sans  s’en rendre compte ».

Par Valérie Pfahl



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