Deux clubs dans la ville

Lille a eu avant le LOSC deux équipes qui ont par leur rivalité passionné la vie sportive de la ville : l’Olympique lillois et le Sporting Club Fivois.

Le stade Jules Lemaire où évolue le Sporting Club fivois
Le stade Jules Lemaire où évolue le Sporting Club fivois

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L’Olympique lillois, le club des « bourgeois »

Créé en 1902, l’Olympique lillois est un club omnisports qui a l’aide financière des industriels et notables de la ville. Très vite, on parle de lui comme le club des « bourgeois ». Il se compose d’une section football mais aussi d’une de basket, de tennis, de rugby et même une de hockey-sur-gazon. Rapidement, le football devient le sport majeur. Le premier fait d’armes de l’Olympique est la finale de la Coupe Manier où les Lillois sont battus 7-0 par le Vésinet. L’OL est avant 1914 le grand club nordiste. Il gardera ce statut entre les deux guerres.

En 1911, Henri Jooris (1911-1932) devient président du club. Depuis 1920, ses joueurs sont surnommés les Dogues. Selon la légende, ce nom vient d’un chenil situé près de leur stade. Au début des années 30,  Il est l’un des principaux opposants à la naissance du football professionnel. Aussi, l’Olympique ne souhaite pas devenir professionnel.

Le Sporting Club fivois, le club des « ouvriers »

Né en 1901, le club naquit avec le financement des filateurs fivois et une filiale de Peugeot : la Compagnie Lilloise des Moteurs. Le club de Fives a vécu jusqu’en 1932 dans l’ombre de son rival Olympique. Il est « le club des ouvriers » avec des supporters venant de Fives, Hellemmes, Mons-en-Baroeul et travaillant dans l'industrie. 

Louis Henno, son président, décide d'adhérer au professionnalisme après le refus de l’Olympique. 

Vers la professionnalisation

Le Sporting Club fivois obtient le statut professionnel. De nombreux joueurs de l’Olympique lillois partent pour le club rival dont Louis Vandeputte, le gardien, l’Anglais George Berry et surtout André Cheuva, international tricolore.

Avec ces départs et la réaction du public, les dirigeants de l’OL pensent que leur club ne sera plus le premier de la ville et font leur demande, même hors délai, auprès de la Fédération qui accepte. Lille a alors dans deux clubs dans la ville, deux formations rivales.

Deux clubs dans la Ville

L’Olympique lillois et le Sporting Club fivois vont se côtoyer dans le plus haut niveau du football français jusqu’à la seconde guerre mondiale. Le club fivois évolue au stade Jules Lemaire et le l’OL au stade Victor Boucquay (qui deviendra le stade Henri Jooris en 1943) dans le quartier des Bois-Blancs, avenue de Dunkerque. A noter que le stade fivois avec 25 000 places est l’un des plus grands stades en France.

Côté résultats, l’Olympique sera champion de France en 1933, finaliste de la Coupe de France en 1939 et le SCF, vice-champion en 1934 et finaliste de la Coupe de France en 1941. Concernant les derbys, Fives remporte six victoires contre quatre pour l’OL et deux résultats nuls.

Cette rivalité prit fin un jour de 1944… pour donner naissance au LOSC actuel. Mais, ceci est une autre histoire.



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