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Jeannine Fischer, madame bougeotte

Portrait de Jeannine Fischer Siéwé, artiste, femme d’entreprise, créatrice de « Wawa l’asso ».

Jeannine Fischer Siéwé porte des projets métissés et solidaires.
Jeannine Fischer Siéwé porte des projets métissés et solidaires. © Anaïs Gadeau, Ville de Lille.
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Son enfance, elle l’a passée entre la France et le Cameroun. En 1998, malgré un tempérament de voyageuse et à la faveur d’un véritable coup de cœur, Jeannine Fischer Siéwé pose ses valises à Lille. « C’est ma ville d’adoption. J’aime habiter au carrefour de l’Europe, dans un environnement multiculturel, superbe et peuplé de gens affables. »

Mais ses périples ont forgé la danseuse : « J’ai envie de crier un grand "oui" au mélange des cultures, aux métissages, car j’en suis pétrie. Ce qui m’intéresse, c’est de souligner ce qui rassemble. » Et de le faire au travers de nombreuses passions : « la danse, les voyages, la culture, les arts… » Au départ, elle ne sait pas comment les articuler dans un projet. Alors elle entre dans la vie active. On la retrouve dans une boutique de bijoux, grâce à laquelle, pendant six ans, elle va sillonner l’Inde et le Rajasthan, réaliser les achats de pierres semi-précieuses, créer sa collection, gérer la boutique et sa communication… Des compétences précieuses pour créer en 2011, Wawa l’asso (« oui » en wolof, une langue du Sénégal).

J’ai compris que dans la vie, il faut sortir de sa zone de confort. Jeannine Fischer Siéwé


« J’ai commencé par de petits événements. Mais avec mon travail, je n’avais pas beaucoup de temps. » Perdre son emploi va donc constituer un déclic. « Je me suis retrouvée au chômage en juin 2013 et en octobre, je créais ma Fashion outlet party, qui promeut des modes de consommation alternatifs. J’ai fait 1000 entrées à la Halle aux sucres. » Le succès lui permet de réduire en miettes son plafond de verre. « J’ai compris que dans la vie, il faut sortir de sa zone de confort. Ça m’a aidée à réaliser un travail de développement personnel, à réaliser que la force et les ressources sommeillent en soi. »

La graine entrepreneuriale n’attendait que de germer en cette femme résiliente. Aujourd’hui, elle a monté de toutes pièces cinq animations danse, musique et contes, créé son pôle pédagogique autour des danses afro-urbaines et propose aussi des ateliers d’estime de soi. La trentenaire a aussi créé son webzine, une marque de vêtements et d’accessoires à partir de matériaux recyclés et aimerait que cela permette, d’ici, de faire travailler des femmes installées ailleurs sur le globe : « Je veux que mon association monte des projets qui fassent tomber les barrières et développe des valeurs de solidarité. » On retrouvera Jeannine Fischer Siéwé au programme d’Afriques capitales, dans le cadre de lille3000, pour l’événement « Happy new hair », un salon consacré aux cheveux bouclés et frisés et aux peaux noires et métissées. C’est son affirmative action à elle, pour porter aux nues toutes les beautés.

Par Meghann Marsotto

www.wawalasso.fr

Portrait d'héroïne lilloise : Jeannine Fischer Siéwé

Jeannine Fischer Siéwé, créatrice de Wawa l'asso, en vidéo à l'occasion du concours "Portraits d'héroïnes".

Durée: 00:42

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