Osez le féminisme !

Pour l'association Osez le féminisme !, les batailles sont quotidiennes pour que l’égalité des droits ne soit pas qu’un texte de loi !

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Osez le féminisme est née en 2009, à l’initiative de quelques femmes inquiètes des coupes financières alors annoncées dans le budget du Planning familial. Cette réforme aurait notamment limité l’accès à l’avortement.

L’association, lancée à Paris, a fait des petits depuis. Une trentaine d’antennes ont essaimé dans les régions, dont une à Lille, ouverte en 2011.
Nathalie Niedzwialowska l'a rejointe en 2015, convaincue par les engagements laïcs, apolitiques, antiracistes, féministes bien sûr, englobant aussi le combat pour abolir la prostitution.

Le féminisme n’est pas qu’une histoire de femmes, il concerne la société toute entière. « Les droits des femmes ne sont pas à géométrie variable, ils sont les mêmes, qu’importe l’origine, la culture, la religion ou la catégorie sociale », affirme l’association dans ses valeurs.

« Notre souhait n'est pas de rester entre femmes, au contraire ! Nous voulons associer les hommes au féminisme qui consiste, pour nous, à percevoir qu’il existe des inégalités entre les femmes et les hommes et à agir pour que cela change », explique Nathalie.

Wagon sans couillon et d'autres...

L’antenne lilloise travaille autour de plusieurs axes. Elle relaie les campagnes nationales, comme « Wagon sans couillon » pour stopper les agressions masculines dans les transports en commun ou « Viol, la honte doit changer de camp », pour marteler que la femme victime n’est jamais coupable d’un viol et que le viol n’est pas une fatalité mais bien un crime.

Elle est aussi régulièrement sollicitée par des enseignants, des étudiants, des lycées et s’engage aux côtés de la Ville lors des grands rendez-vous du 8 mars et du 25 novembre. Elle organise également des réunions mensuelles ouvertes à toutes et tous pour s’informer et débattre. Puis pour diffuser une culture de l’égalité entre les femmes et les hommes, car « il faut encore faire beaucoup de pédagogie », remarque Nathalie.

Elle estime que « la sensibilisation est essentielle pour déconstruire les clichés et les stéréotypes d’une société toujours patriarcale ». Cette éducation doit commencer très tôt pour prévenir le sexisme et donc les violences qui en découlent.

« Considérer la femme comme inférieure conduit au harcèlement de rue, à la prostitution, aux violences conjugales, aux viols et aux autres formes de violences dont sont victimes les femmes parce qu’elles sont des femmes ».

Par Valérie Pfahl



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