14-18 : Peu de vestiges, mais beaucoup de monuments

« Quand on parle de la Première Guerre mondiale à Lille, on parle surtout de reconstruction et de monuments mémoriels. » Valérie Langlet, animatrice adjointe de l’architecture et du patrimoine de la Ville, prépare les visites, circuits et expositions du centenaire de la Première Guerre mondiale, dont la commémoration s’étalera sur quatre années.
 

Photo du monuments aux morts place Rihour
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Certains quartiers, comme celui de la gare, entièrement démoli par les premiers bombardements, ont été reconstruits sur leurs ruines. Les traces de la Première Guerre mondiale à Lille restent les éléments mémoriels qui rendent hommage aux victimes : une plaque à l’endroit où Léon Trulin a été fusillé dans les fossés de la Citadelle, le monument aux fusillés square Daubenton, le monument à Louise de Bettignies à l’entrée du boulevard Carnot, la statue de Léon Trulin, place Léon Trulin. Fait semble-t-il unique en France, les pigeons voyageurs ont leur monument à l’entrée du bois de la Citadelle, trop prisé d’ailleurs des passants et joggers qui s’y assoient. Enfin, les cimetières militaires allemands et français se trouvent au cimetière du Sud.Dans l’activité mémorielle qui s’est déployée dès 1919 dans une ville martyre et pourtant suspectée de collaboration, deux grandes catastrophes accidentelles se sont retrouvées apparentées à des faits de guerre.

Le 11 janvier 1916, l’explosion de la réserve de munitions allemande des 18 Ponts sur le boulevard de Belfort, souffle en grande partie le quartier de Moulins. Elle laisse un cratère de 150 m de diamètre et 30 m de profondeur. Le bilan est lourd : 104 morts, entre 300 et 400 blessés, 21 usines et 738 maisons détruites. Aujourd’hui, un monument, rue de Douai, rend hommage aux victimes de l’explosion, enterrées au cimetière du Sud. Les tombes, toutes semblables, sont disposées en arc de cercle.
Dans la nuit du 23 au 24 avril 1916, un incendie accidentel ravage en partie le Palais Rihour, qui était à l’époque l’hôtel de ville. Le bâtiment ne sera pas reconstruit. La Ville décide d’y accoler le monument aux morts de la ville en 1929. Celui-ci crée la polémique : il est dédié à la paix et non à la patrie.

Par Chloé Capelain


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