3000 nouveaux arbres en vue

La plantation d’arbres en cours joue un rôle esthétique mais également précieux face aux enjeux du développement durable.

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Entre novembre 2020 et mars 2021, environ 3000 arbres vont prendre racine à Lille, dont 2000 dans les micro forêts. Des plantations citoyennes vont être également réalisées dans 7 écoles du territoire. « Ces arbres viendront s’ajouter aux 35 000 arbres actuellement présents dans notre ville, du jeune sujet planté lors d’un récent aménagement paysager, par exemple, à l’arbre remarquable vieux d’un siècle », remarque Vincent Marichal, responsable de la gestion et du suivi de ce patrimoine vivant à la Direction des parcs et jardins.

Avec ses collègues, il travaille actuellement sur le programme de plantations de la nouvelle équipe municipale : 20 000 arbres d’ici 2026. Il faut trouver les sites où les installer, tels que les abords des périphériques, les cours des établissements scolaires, les nouvelles opérations immobilières… Pas question pour autant de mettre des arbres partout ! « Réseaux souterrains, distance aux façades, respect de la visibilité…, nous avons des contraintes techniques », explique le spécialiste.

Papillons, abeilles, passereaux…

Dans le cadre du « permis de végétaliser », les habitants expriment également leur souhait de voir des arbres plantés dans leur rue. Avec, là encore, des impératifs, comme celui de supprimer des places de stationnement. Après la rue Desmoulins et la rue de Condé, ce sont les rues Montaigne et Stappaert qui en bénéficient.

Des tilleuls, des charmes, des ormes…, les essences sont choisies de manière à favoriser la biodiversité locale. Et Yohan Tison, écologue municipal, de rappeler, par exemple, que « l’aulne glutineux est l’hôte d’une trentaine de papillons et fournit beaucoup de graines pour les passereaux ou que le saule blanc peut nourrir jusqu’à 540 espèces d’insectes et attirer des espèces d’abeilles endémiques rares ».

Aux côtés de neuf villes et trois universités belges, néerlandaises et britanniques, Lille s’est engagée dans le projet « Nature Smart Cities » financé dans le cadre du programme européen Interreg des 2 Mers. Objectif : renforcer, au cœur des quartiers, le maillage végétal, grâce aux arbres et façades végétalisées, et démontrer que les multiples bénéfices apportés dans la lutte contre le changement climatique, pour le bien-être ou encore la santé, en font une action économiquement rentable…

Par Valérie Pfahl

Mini surface, maxi avantages !

Les micro forêts ont le vent en poupe. Principe : planter un maximum d’arbres (d’essences locales) sur une surface restreinte. Par exemple, 800 spécimens sur 2000 m² au Faubourg de Béthune. Non seulement, ils vont pousser plus vite mais, en plus, cette densité favorise la biodiversité. Autres avantages : la micro forêt capte certains polluants, elle purifie l’air en produisant de l’oxygène, elle absorbe le CO² et joue un rôle de climatiseur naturel (ombre, évapotranspiration), contribuant ainsi à limiter le réchauffement climatique. À Lille, des micro forêts sont aussi implantées porte d’Ypres, sur la plaine des Vachers ou encore porte d’Arras grâce à un projet du budget participatif.



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