Anatole France teste son air

Les écoles Jules Simon et Anatole France font partie des groupes scolaires impliqués dans le projet SCOL’AIR. Élèves, parents et personnel sont sensibilisés pour respirer plus sain.

Projet Scol'air

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« On respire toujours le même air que les dinosaures » ! Un constat qui fait son petit effet dans une classe de CE1 de l’école Anatole France. Lundi après-midi, c’est NAP (nouvelle activité périscolaire) pour ces enfants qui retrouvent Frédérik Michel, animateur à l’école de la forêt de Phalempin. Elle a été missionnée par la Ville pour proposer un module dans le cadre du projet SCOL’AIR (lire ci-contre).

« L’objectif, c’est de faire découvrir et comprendre aux élèves l’importance d’avoir un air de bonne qualité », résume Frédérik.

« C’est quoi ce bidule ? », demande Manel. Ce bidule, c’est une réplique, façon arts plastiques, des molécules que l’on trouve dans l’air. L’animateur en a plusieurs pour parler diazote, oxygène, azote et gaz carbonique et préciser lequel circule dans notre corps. La séance est sérieuse mais ludique. Et, comme toujours, les expériences concrètes sont très appréciées des enfants. « Comme « de faire voler une plume grâce à un éventail », raconte Lilou-Anne, histoire de mieux saisir la matérialité de l’air. Ou encore de « faire des exercices d’inspiration et d’expiration, par le nez et par la bouche », précise Mehdi, pour appréhender le lien avec notre corps. Au fil des douze séances de la NAP, Frédérik abordera aussi l’impact des polluants sur la santé. Et finira par animer quelques jeux pour transmettre des écogestes.

« Les enfants se sentent concernés et impliqués », remarque Bruno Lavoye, référent de site pour le groupe scolaire Jules Simon-Anatole France. Là, comme dans l’ensemble des écoles publiques sur son territoire, la Ville de Lille contrôle les conditions d’aération et teste la qualité de l’air intérieur. Des mesures techniques peuvent être prises pour l’améliorer, comme de réparer certaines fenêtres afin de bien les ouvrir, ou d’utiliser des peintures sans polluants. « Mais cette amélioration passe aussi par les gestes de bon sens que chacun peut faire au quotidien », rappelle Bruno.

Ainsi, il a proposé à l’équipe de six ATSEM d’utiliser des produits ménagers naturels. « Du bicarbonate, du vinaigre, du savon noir, de l’huile essentielle et de l’eau, ça prend dix minutes pour préparer les bidons de la semaine », affirme l’une d’elles, Patricia Moens. Et de nous citer les avantages : « c’est écologique, très efficace, moins cher et meilleur pour la santé ». Les parents vont être également associés, via une réunion d’information et un atelier de jeux et de fabrication.

Par Valérie Pfahl

SCOL’AIR : mesures et bonnes pratiques

La loi a rendu obligatoire la surveillance de la qualité de l’air intérieur dans certains établissements recevant du public dit « sensible ». Naturellement, les écoles sont concernées. La Ville a donc intégré le projet SCOL’AIR. Deux axes sont déclinés, à commencer par un état des lieux grâce à des diagnostics des systèmes d’aération et de ventilation et des mesures atmosphériques. Deuxième axe, la sensibilisation de tous les publics (enfants, agents municipaux, enseignants) afin de conserver un air intérieur de qualité.

« La qualité de l’air intérieur dépend du CO2 produit par l’humain, des matériaux tels que peintures ou mobilier et de la bonne ventilation qui permet de renouveler cet air », explique Olivier Savy chargé du projet en mairie. Il s’agit bien évidemment de créer les conditions nécessaires au bien-être dans l’école tout en protégeant la santé des enfants et de celles et ceux qui travaillent dans les lieux.

Depuis le 1er janvier 2018, la réglementation relative à la qualité de l’air intérieur est applicable aux crèches, écoles maternelles et élémentaires. En ayant intégré le projet en 2012, la Ville a choisi de travailler sur du long terme. Elle a reçu le prix « Marianne d’Air » en 2016 récompensant les actions ambitieuses déployées par les collectivités locales.



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