Budget participatif : vos projets sortent de terre

Les citoyens se sont emparés de cet outil de démocratie participative qui leur permet de façonner leur quartier à leur(s) idée(s).À Lille, la deuxième édition a été lancée cet été.

philippe l'Houblon
Séquence plantations au jardin Philippe l'Houblon

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Il est né dans les quartiers pauvres de Porto Alegre (Brésil), d’une volonté des habitants de choisir les sujets qu’ils jugeaient prioritaires. C’était en 1989. Le budget participatif, ce pouvoir et cet argent donnés aux citoyens non élus pour proposer, voter et décider de projets pour « fabriquer » leur ville, séduit aujourd’hui la planète toute entière. Petites et grandes villes, intercommunalités, sur tous les continents. En France, l’essor est remarquable depuis 2014. Six communes avaient un budget participatif cette année-là. Elles étaient 80 en octobre 2018 et 120 à l’été 2019. À Lille, la deuxième édition a été lancée cet été.

« Le budget participatif répond à une demande de la population d’être associée aux décisions qui la concernent », explique Antoine Bézard, fondateur du site lesbudgetsparticipatifs.com. Une exigence de démocratie plus directe et plus concrète. Ce que confirme Christophe Thomas, porteur du projet qui a récolté le plus de votes au premier budget participatif lillois, la Chtite Maison solidaire : « Ce n’était pas tant l’argent qui nous a motivés
que la possibilité de faire avec la collectivité au sens large, c’est-à-dire l’institution mairie mais aussi d’autres citoyens qui nous ont rejoints depuis ».

Pour les communes, cet outil démocratique permet d’associer les habitants aux décisions qui concernent directement leur quartier et leur quotidien. C’est pourquoi la majorité des propositions présentées concerne le cadre de vie, l’environnement ou encore les aménagements de proximité. Le budget participatif, c’est une affaire de confiance réciproque. D’un côté, la Ville donne aux habitants le pouvoir d’agir sur une partie du budget : 1,5 million d’euros d’investissement, dans le cas de Lille. De l’autre, les administrés font confiance aux élus pour réaliser les projets présentés et plébiscités par leurs concitoyens. Pour la mise en oeuvre mais aussi la pérennité des
projets, la Ville et les citoyens ne peuvent faire les uns sans les autres.

Le budget participatif réunit aussi les deux parties autour d’un enjeu commun, celui de l’intérêt général. Car les projets ne sont pas des revendications individuelles, ils ont vocation à être partagés avec tous. À l’image par exemple du jardin des Agrions, né en 2017, de la passion de quelques habitants, dont Christelle Libert. Il a été retenu dans le cadre du premier budget participatif lillois pour développer des ateliers et donner vie à un petit verger, en gestion collective. « Le bien commun, ça a toujours du sens ! », se réjouit Christelle.

Rappelons que pour la première édition, plus de 7 300 votes ont sélectionné 20 projets sur les 271 soumis à l’appréciation des habitants. Dix-huit ont été réalisés ou sont en cours, à découvrir dans les pages suivantes. La Ville a réitéré : 365 nouvelles propositions ont été déposées par les Lillois, Hellemmois et Lommois pour la deuxième édition du budget participatif. Vous pourrez voter pour vos projets préférés du 28 octobre au 17 novembre… 

>En savoir plus

L'Îlot 26, jardin partagé à Lomme

Durée: 01:10

A la découverte du jardin des Agrions

Durée: 01:30


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