Communication positive à l’école Ampère

Un air de « pratiques restauratives » a plané sur l’accueil de loisirs de l’école Ampère. Mais ça sert à quoi ?

Anaïs gadeau

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Communication positive dans une école lilloise (vidéo)

Durée: 01:33

Un.e ami.e, ça sert à s’amuser, à rire ensemble, à se consoler, à dire des secrets, à s’aimer… Une après-midi des vacances de février, une douzaine d’enfants échangent sur la question « un.e ami.e, ça sert à quoi ? ».  « C’est un thème accrocheur qui permet souvent d’élargir la réflexion aux émotions en général », remarque Aurélie, animatrice socio-culturelle pour l’association Philambule.

Ces ateliers de philo ont fait leur entrée dans l’ALSH de l’école Ampère, « en lien avec le projet Restore pour lequel notre établissement scolaire est pilote », précise Samira Meziani, animatrice principale et directrice de l’accueil de loisirs durant cette période.

Une école lilloise pour la France

« Restore », c’est un projet européen qui vise à développer un climat scolaire plus sûr et positif grâce à des pratiques restauratives. Six pays sont concernés : la France, l’Italie, la Belgique, le Royaume-Uni, la Roumanie et les Pays-Bas. Et pour la France, c’est à Lille, et plus précisément à l’école Ampère, à Wazemmes, qu’il est mené à bien. Équipe d'enseignants et équipe d'animation périscolaire suivent des formations en ce sens.   

Mais les pratiques restauratives, kesako ? C’est développer une attitude constructive, et une communication positive et bienveillante. À la clé, un environnement plus propice à travailler et à vivre ensemble. « Ces pratiques incitent à développer chez l’enfant la responsabilité, la confiance en soi et en l’autre, la coopération et la citoyenneté », précise Joëlle Timmermans, créatrice de « Le souffle », association belge spécialisée en la matière.

Trouver une solution

« Voilà quelques jours que nous testons la méthode et notre équipe d’animateurs a déjà constaté des évolutions dans le comportement de certains enfants », se réjouit Samira. Lorsque deux jeunes sont en conflit, ils apprennent à la fois à expliquer ce qui est important pour eux, ce qu’ils ressentent, mais ils s’attachent aussi à écouter l’autre.

« Et n’oubliez pas, pas de préjugé », rappelle Aurélie. Et d’expliquer à Jeanne, Issa et leurs camarades qu’il s’agit de ne pas juger avant de connaître la personne et d’avoir entendu ce qu’elle avait à dire. « Ils apprennent à être capables de faire évoluer leur point de vue pour permettre de trouver une solution ».

"Positive attitude" !

Dalila, animatrice périscolaire à l’école Ampère, s’est portée volontaire pour devenir médiatrice, la référente adulte. « Seulement si c’est nécessaire », précise-t-elle, « après quelques jours de centre de loisirs, nous constatons que la plupart des enfants savent gérer eux-mêmes un conflit simple ».

Avec la directrice, Samira, elles ont transformé une salle en espace « cocooning ». Chacun peut s’y poser pour exprimer tristesse, colère ou joie, verbaliser une difficulté, se parler pour arranger les choses, avec différents supports tels que des livres, des emojis géants, une boîte à émotions et, bien sûr, une communication bienveillante et positive !

 Par Valérie Pfahl

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