Dépisté tôt, le cancer du sein guérit 9 fois sur dix

Chirurgien au centre Oscar Lambret, Marie-Pierre Chauvet participe à la campagne de sensibilisation « Duos de seins » dans le cadre d’Octobre rose. Rencontre.

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Avec « Duos de seins », vous avez choisi un message décalé et drôle pour parler d’un problème sérieux. Pourquoi ?

L’un des freins du dépistage est la peur du résultat. Avec cette campagne, nous avons choisi un message de réassurance positif et décalé pour inciter les femmes à passer le pas du dépistage.

Bonnie and Clyde, Roméo et Juliette... avec « Duos de seins », le centre Oscar Lambret fait un clin d’œil aux petits surnoms que les femmes ou les hommes donnent parfois aux seins. A l’occasion d’Octobre rose, nous proposons au grand public de s’approprier la campagne via un jeu en créant son propre duo puis de le partager sur les réseaux sociaux. Les internautes pourront ensuite voter pour leur duo préféré.

Où en est le dépistage dans la région ?

Dans la moyenne nationale : autour de 50%. Pour observer une diminution significative, il faudrait que 70% des femmes invitées au dépistage, organisé tous les deux ans à partir de 50 ans, y participent. C’est une maladie qui se soigne bien si elle est détectée tôt. Au centre Oscar Lambret, tout est mis en place pour améliorer la qualité de vie des patientes.

Comme quoi ?

Les traitements sont de plus en plus individualisés. Pas de traitement lourd pour une femme qui n’en a pas besoin. L’objectif est que les femmes retournent à leur vie d’avant le plus vite possible.

Autre exemple, les traitements s’accompagnent de soins de support. Comme des cours de sport, ici sur place. Pour celles qui le souhaitent et si cela est possible, la reconstruction mammaire peut se faire en même temps que l’ablation. On hospitalise aussi le moins longtemps possible et environ 50% des interventions sont faites en ambulatoire, les femmes arrivant au bloc opératoire debout. C’est important pour le ressenti des patientes.

Le centre Oscar Lambret propose aussi un « parcours rose ». De quoi s’agit-il ?

Lancé il y a deux ans maintenant, ce dispositif propose des consultations groupées aux patientes atteintes de cancers du sein. Sur la même demi-journée, la patiente rencontre tous les professionnels de santé : chirurgien et radiologue ; en cas d’intervention chirurgicale, anesthésiste et infirmière de chirurgie ambulatoire.

Ce n’est pas anodin quand on sait que 50% des patientes traitées ici résident hors métropole lilloise. Le parcours rose diminue aussi les délais de prise en charge, passant de 42 jours à 27 jours entre le diagnostic et l’intervention.

Quels progrès pour demain ?

On s’oriente vers du dépistage déterminé sur les risques individuels. On sait par exemple que l’obésité, le tabac, l’alcool, la sédentarité sont des facteurs de risques. Ce dépistage ciblé pourrait être proposé aux femmes qui en ont le plus besoin et alléger celles qui sont le moins à risque. D’ici plusieurs années, on espère qu’il sera aussi possible de calculer le risque de chacune d’avoir un cancer du sein.

Propos recueillis par Sabine Duez

. Rendez-vous jusqu'au 31 octobre sur #DuosDeSeins et sur www.octobrerose.centreoscarlambret.fr

Lille en rose

La ville de Lille accompagne cet événement en illuminant en rose certains bâtiments pourvus de dispositif mise en lumière.  Parmi eux :

  • Velum rue Gambetta : jusqu’au 15 octobre, en rose tous les soirs avec extinction à 23h
  • Maison folie de Wazemmes (côté parvis) : jusqu’au 31 octobre en rose tous les soirs avec extinction à minuit
  • Porte de Roubaix (côté ville) : jusqu’au 31 octobre en rose tous les soirs avec extinction à minuit 
  •  Porte de Gand (côté ville) : jusqu’au 31 octobre en rose tous les soirs avec extinction à minuit
  • Ilot Comtesse : jusqu’au 31 octobre en rose tous les soirs avec extinction à minuit
  • Mairie de quartier de Fives : jusqu’au 31 octobre en rose tous les soirs avec extinction à minuit


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