Elles pédalent pour la microfinance

Deux étudiantes lilloises vont parcourir la cordillère des Andes à vélo pour promouvoir la microfinance solidaire et découvrir l’agriculture en Amérique latine.

Après les sommets norvégiens, direction la cordillère des Andes pour Anne, Marie-Ève et leur projet solidaire.

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Colombie, Équateur, Pérou, Bolivie et Argentine. Voilà les cinq pays du continent sud-américain que Marie-Ève Doyen et Anne Odièvre vont parcourir en vélo. Six mille kilomètres pour aller à la rencontre d’institutions et d’habitants afin de comprendre comment fonctionne concrètement la microfinance et d’apporter elles-mêmes des dons financiers.

« La microfinance, c’est accorder un prêt de 5000 euros maximum à un entrepreneur qui a besoin de cette aide pour se lancer mais qui n’a pas accès au système bancaire traditionnel », résume Marie-Ève. Il bénéficie également d’un accompagnement à la création d’entreprise et à une formation. « Ce financement qui permet de donner sa chance à chacun est très pratiqué en Amérique latine mais il existe aussi en France », ajoute Anne.

Micro crédit, macro action !

Du haut de leurs 22 ans, les deux jeunes femmes se sont prises de passion pour ce projet en 2015, après avoir écouté l’expérience d’autres étudiantes comme elles, parties avec l’association MCMA,  Micro-Crédit, Macro- Action.

Aujourd’hui colocs, elles se sont rencontrées sur les bancs de l’ISA, institut supérieur d’agriculture de Lille. « On s’est emballé puis on a pris le temps de réfléchir ». Mêlant finance, solidarité, effort physique, rencontres..., l'aventure ne s'improvise pas ! 

Ici, à Lille et dans la région, elles s’activent à une mission essentielle avant de prendre leur envol : récolter 35 000 euros dont 20 000 euros qu’elles remettront aux associations de microfinance sur place, Fondesurco, Nuestras Huellas et Voix Libres.

« Cette dernière, par exemple, basée en Bolivie, travaille pour prévenir et éradiquer le travail des enfants dans les mines ou les ordures. Une fois formés et diplômés, ils sont acteurs de leurs projets, favorisant un développement solidaire mais aussi durable », expliquent les étudiantes.

Accès à l'école ou aux soins

Des partenariats avec des entreprises, des actions solidaires dans les collèges et lycées où elles vont partager ce projet baptisé « Cordillère sans frontière », des événements dans leur école, une campagne de financement participatif en ligne…, elles mettent toutes les chances de leur côté pour boucler le budget.

« Cette somme doit permettre de soutenir 150 projets d’entrepreneurs et d’avoir un impact positif auprès de plus de 900 personnes », précise Anne. Car la création d’une activité professionnelle, souvent destinée aux femmes, apporte une rémunération supplémentaire aux familles, utile pour scolariser les enfants ou accéder aux soins.

Et Marie-Ève de donner ces exemples au Pérou : celui d’un cultivateur de maïs qui a souhaité augmenter sa production en achetant un peu de bétail afin que sa famille puisse vivre plus confortablement, ou celui d’une maman qui a pu acheter machines à coudre et tissus pour ouvrir sa boutique de vêtements.

Départ prévu le 28 janvier 2019 pour six mois

Par Valérie Pfahl

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