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Harcèlement : des jeunes s'engagent

Le Conseil municipal d’enfants de Moulins et le Conseil lillois de la jeunesse se battent contre le harcèlement.

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Ils ont eu la même envie et ont décidé de se battre ensemble. Le CME, conseil municipal d’enfants, de Lille-Moulins et le CLJ, conseil lillois de la jeunesse, ont été sensibles au harcèlement que peuvent vivre certains de leurs camarades.

Le harcèlement, c’est une violence qui se répète contre une même personne. Quand un enfant est insulté, menacé, battu ou qu’il reçoit des messages injurieux régulièrement, on parle de harcèlement. Les harceleurs s’attaquent à ceux dont ils rejettent la différence : de taille, de poids, de résultats scolaires, un handicap…

Enfants du CME et jeunes du CLJ ont donc uni leurs forces pour proposer deux actions, l’une contre le harcèlement scolaire et l’autre contre le harcèlement filles-garçons.

Réfléchir aux clichés

En mai, quatre rencontres avec des élèves de 4e du collège de Moulins ont été organisées. Ces débats dits « mouvants » ont été l’occasion d’argumenter à partir de phrases énonçant des clichés. Exemples ? « Un garçon ne doit pas pleurer », « une fille qui porte une jupe courte est une fille facile » ou encore « c’est aux filles de faire le ménage ».

Les jeunes pouvaient se placer du côté « d’accord » ou du côté « pas d’accord » et ensuite échanger entre eux sur les raisons de leurs choix. « C’est un moyen très intéressant de leur donner la parole et de les faire confronter leurs idées », précise Lucas Dubourreau, membre du CLJ, « nous espérons ainsi faire évoluer certains de leurs préjugés.

« Il est difficile, surtout à cet âge, de se positionner différemment des autres, le poids du regard  des autres est important », remarque Fanny Pirodon, chargée de mission au CLJ, « l’idée du débat, c’est aussi de bien faire comprendre aux jeunes qu’il existe des façons différentes de penser et qu’il est possible de dépasser les idées préconçues ».

Par Valérie Pfahl

Les clichés existent toujours

Oriane Vanden Bergue est éducatrice spécialisée au sein de Sofia qui accompagne les femmes victimes de violences conjugales. L'association mène aussi des actions de prévention des comportements sexistes.

Elle explique : "les clichés existent toujours et ils sont véhiculés par les adultes. Les stéréotypes sont construits par des repères sociaux et culturels transmis aux enfants, comme "un garçon, ça ne joue pas à la poupée et ça ne pleure pas", "une fille aime les princesses et ne sait pas jouer au foot", la secrétaire, c'est une fille et le garagiste un garçon !

Beaucoup d'autres représentations mettent filles et garçons dans des cases en fonction de leur sexe. Il est intéressant de mener un travail auprès des enfants mais aussi des professionnels de l'éducation, tels qu'enseignants et animateurs, et d'y intéresser également les parents. Prévenir les comportements sexistes, c'est éviter les violences conjugales. l'égalité entre filles et garçons, ce n'est pas gommer les différences, c'est assurer l'égalité des droits".



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