Le goût de la tolérance

Pour sensibiliser à la différence, il n’y a pas d’âge ! Exemple à la maison de quartier de Wazemmes.

Une histoire racontée pour que chaque enfant en profite lors d'ateliers de sensibilisation au handicap à la maison de quartier de Wazemmes. © Daniel Rapaich
Une histoire racontée pour que chaque enfant en profite lors d'ateliers de sensibilisation au handicap à la maison de quartier de Wazemmes. © Daniel Rapaich

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Ce jour-là, le petit chaperon rouge n’y voit rien. Le lapin rencontré dans la forêt lui conseille d’utiliser ses oreilles pour entendre les bruits que pourrait faire le loup tandis que le putois lui rappelle qu’elle peut aussi se servir de son nez.

C’est l’une des histoires choisies par l’association des Papillons Blancs venue à la rencontre des enfants du centre de loisirs maternel de la maison de quartier de Wazemmes. « Toute notre équipe a cette volonté de sensibiliser aux différentes formes de handicap et à la différence de manière générale », précise sa directrice, Fleurs Frechet. Elle a donc profité du mois de l’accessibilité proposé par la Ville pour inviter les petits de 3 à 5 ans à découvrir des parcours tactiles, sonores et visuels le temps d’une journée.

Avant d’entrer dans les cabanes magiques, Ismaël et ses camarades apprennent comment dire tortue, girafe ou aigle en langue des signes. C’est Maëlle Bobet, coordinatrice de L’d’illusion, qui les guide. Avec plusieurs partenaires, l’association a conçu un labyrinthe sensoriel qui offre un éveil culturel et artistique accessible à tous les enfants. « Nous n’avons pas voulu proposer des activités adaptées à un public en particulier mais bien réaliser un projet inclusif où tout le monde peut être ensemble », remarque Maëlle.

Toujours dans cette idée de faire se croiser les gens, valides et porteurs de handicap, L’d’illusion organise une journée créative le 28 novembre. Au programme de cet « Idéathon »: échanger sur l’accessibilité des lieux et animations culturels.

Retour à la maison de quartier de Wazemmes où Anatole, bénévole pour les Papillons Blancs, aborde la question du handicap physique. Après avoir raconté l’histoire du lapin à roulettes, il rappelle la signification du logo représentant un fauteuil roulant à des petits attentifs. « Une sensibilisation dès le plus jeune âge est essentielle », assure Sylvie Mairesse, salariée au sein de l’association, en rappelant que « ces enfants n’ont pas d’idées reçues ni de préjugés ».

D’autres sensibilisations sont proposées dans toute la ville jusqu’au 3 décembre dans le cadre du mois de l’accessibilité. Retrouvez le programme ici.

Quant à l’équipe de la maison de quartier de Wazemmes, elle ne souhaite pas s’arrêter à ces ateliers d’un jour. Elle a d’autres projets en tête dont celui d’une rencontre, au printemps prochain, entre des enfants des centres de loisirs et des enfants de l’IME qui accueille des jeunes ayant une déficience intellectuelle…

Par Valérie Pfahl



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