Le numérique doit être une chance pour tous

Dans la série, "Ils ou elles font Lille", Simon Maréchal, responsable régional de l'association Emmaüs Connect raconte comment il a vécu la crise sanitaire liée à la Covid-19. Troisième rencontre d'une série de huit. 

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4 Français sur 10 ne se sentent pas à l’aise avec le numérique. C’est pourquoi, depuis 2013, Emmaüs Connect agit pour permettre l’inclusion numérique des plus fragiles. Que ce soit par l’attribution de matériel, des ateliers d’initiation ou des rendez-vous personnalisés avec un conseiller bénévole.

Au moment du confinement en mars dernier, l'association a proposé à la Ville d'élargir son dispositif aux familles démunies en matériel, pour que les enfants scolarisés à distance puissent continuer à étudier et éviter ainsi les décrochages.

Par le biais des directeurs d'écoles, un recensement a été fait auprès des familles dont les enfants n’étaient pas ou trop peu équipés. En lien avec les centres sociaux connectés, les usagers « déconnectés » ont aussi été repérés et équipés de PC, smartphones, tablettes, etc.

« Chez Emmaüs Connect, on considère que l'accès à une connexion internet et au numérique est un produit de première nécessité, explique Simon Maréchal, responsable régional des Hauts de France. Les démarches en ligne, la scolarité des enfants ou tout simplement les communications dépendent des moyens informatiques, surtout en période de confinement. »

Une collecte massive d’appareils numériques a été lancée auprès d’entreprises et de mécènes. À Lille, 1 000 smartphones, 2 500 connexions, 550 tablettes et 700 PC ont été mis à disposition de structures locales qui identifiaient les familles et assuraient la distribution.

Avec la crise sanitaire, la fracture numérique a été mise en lumière. Plus importante sur notre territoire qu’ailleurs, elle touche des gens de tous âges. « On peut être jeune et habile sur les réseaux sociaux mais ne pas savoir faire ses démarches en ligne. Si le numérique est un vrai plus pour 60% des gens, parce qu’il fait gagner du temps, rend les démarches plus simples, il ne faut pas oublier les 40 % restants qu’il faut accompagner. »

 

Par Sabine Duez

 

. https://emmaus-connect.org/lille/



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