Le zoo de Lille a rouvert !

À l’occasion de la réouverture du zoo le samedi 13 juin dernier, rencontre avec deux soigneurs qui nous rappellent pourquoi ce parc lillois est bien plus qu’un lieu de divertissement.

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Le tamarin labié (un petit primate), l’ibis rouge, le rhinocéros blanc ou encore le boa de Madagascar ne sont pas là juste pour se faire admirer des visiteurs ! Ces espèces sont menacées de disparition dans la nature. Elles font donc partie de programmes d’élevage mis en place par l’Association européenne des zoos et aquariums (EAZA) auquel le zoo de Lille adhère.

« Chaque programme est encadré par un professionnel qui suit scientifiquement l’évolution d’une espèce rare ou en voie d’extinction », explique Anthony Dubois, l’un des onze soigneurs, « nous savons ainsi quels animaux doivent se reproduire et quels individus doivent être transférés d’un parc à l’autre, notamment pour éviter les problèmes de consanguinité ».

Ces informations et bien d’autres, Anthony prend plaisir, dès qu’il le peut, à les partager avec les visiteurs. « Notre zoo a une mission de préservation mais aussi d’éducation ». Et beaucoup de clichés ou d’idées reçues ont encore la vie dure ! « Quand certains visiteurs regrettent de ne pas voir de lions à Lille, par exemple, nous leur expliquons que nous n’avons pas l’espace adapté pour assurer leur bien-être ».

Rigueur et attention

Le bien-être des pensionnaires, les onze soigneurs y prêtent attention chaque jour. À l’image d’Estelle qui a grandi entouré d’animaux et qui partage son enthousiasme aujourd’hui à prendre soin de certaines espèces du zoo lillois. « Nous sommes chargés de les nourrir, de nettoyer leurs enclos selon des protocoles sanitaires très précis, de les enrichir régulièrement pour occuper les pensionnaires, de contrôler que chacun va bien », raconte la jeune femme. Ces soigneurs sont également amenés à faire des recherches scientifiques sur les espèces dont ils s’occupent. « Elles nous permettent de nous adapter en permanence et d’échanger nos connaissances avec les équipes des autres parcs zoologiques », remarque Anthony, arrivé également à Lille voilà deux ans après avoir travaillé dans un refuge pour animaux exotiques.

Alors, quand vous regarderez le gibbon à mains blanches faire quelques facéties ou le loup à crinière se déplacer avec élégance, vous pourrez vous rappeler qu’ils font partie des 26 espèces du parc lillois à bénéficier d’un programme européen de préservation. Et aussi des soins journaliers d’une équipe de soigneurs attentive et passionnée.

Par Valérie Pfahl



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