Les bienfaits de l’intergénérationnel

La résidence Rives mêle familles et seniors, valides et personnes en situation de handicap. Un lieu d'entraide et de solidarité. 

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Située à l’intersection des rues Gantois et des Meuniers, la résidence sociale Rives n’est pas tout à fait comme les autres. Dans ses 74 logements vivent des familles, des étudiants, des personnes en situation de handicap et des personnes âgées. 52 appartements bénéficient d’équipements adaptés. Surtout, la solidarité est au cœur du projet de cette résidence sociale intergénérationnelle voulue par la Ville et le CCAS.

« L’objectif est de favoriser la mixité plutôt que de sectoriser les publics », explique Sabria Mahmoudi, chargée de mission développement social urbain chez le bailleur SIA Habitat. Outre la mise à disposition du terrain, la Ville a accordé des aides aux nombreux partenaires motivés par le caractère innovant de cette residence wazemmoise*. Les locataires se partagent une salle de convivialité, une cuisine équipée et adaptée, ainsi qu’un jardin central.

Au rez-de-chaussée, la Voisinerie, à la fois café, cantine, conciergerie et lieu d’animation, permet aussi de rencontrer les habitants du quartier. En deux ans, beaucoup d’actions ont été menées : repas collectifs, Halloween, Noël, galette des rois, fête des voisins… Autant d’événements qui créent du lien, voire des amitiés entre voisins. Jessica, en situation de handicap, habite là depuis deux ans. « Je me plais beaucoup ici ! Je ne me vois pas partir pour l’instant. Je participe régulièrement aux activités qu’il y a chaque mois et je garde souvent les enfants de ma voisine quand elle travaille. »

Sylvia, également en situation de handicap, est du même avis : elle a noué des liens grâce surtout aux « activités jardinage », qu’elle fréquente régulièrement. Elle aide souvent l’un de ses voisins, « qui est non-voyant ». Avec la crise sanitaire, le sentiment de solidarité et d’entraide s’est renforcé. Depuis le confinement, certains habitants proposent de faire les courses des personnes qui ont du mal à se déplacer. « De plus en plus d’actions dans ce genre sont menées à l’initiative des locataires », conclut fièrement Sabria Mahmoudi.

Par Margaux Parmentier

* Le projet s’appuie notamment sur un partenariat avec le bailleur, l’Association d’action sanitaire et sociale de la Région de Lille (ASRL) et l’Association des paralysés de France.



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