Les masques ont créé des opportunités de s'engager

Dans la série « Ils ou elles font Lille », Sylvain Derreumaux, de l’association Le Souffle du Nord raconte comment il a vécu la crise sanitaire liée à la Covid-19 en mars dernier. Septième rencontre d’une série de huit.

 

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Pendant la crise du Covid-19 en mars dernier, en moins de 24 heures, 10 000 bénévoles se sont portés volontaires pour coudre les kits des masques Garridou. Un masque en tissu certifié par le CHU de Lille produit par l’entreprise Lemahieu en partenariat avec l’association. Sylvain Derreumaux n’avait jamais vu un tel élan de solidarité.

« Avec cette opération baptisée Des Masques en Nord, nous avons mis en place le plus grand atelier de couture du monde ! Parallèlement à cette action, l’association a monté avec 200 bénévoles un système de livraison des masques. » Les kits, distribués chez les bénévoles, étaient récupérés une fois cousus pour être livrés au CHU de Lille. « Ces masques ne remplaçaient pas les masques préconisés dans les situations à risque mais servaient de substitut pour le personnel soignant hors gestes de soins. »

L’association est composée d’un collectif d’entreprises, d’associations, de particuliers, d’écoles réunit par une même ambition : faire bouger positivement le monde. « C’est ambitieux, mais nous mutualisons nos énergies, nos moyens, nos compétences au service des initiatives régionales.»

Ainsi pour Octobre Rose, en 2019, l'association a décidé d'établir le premier record du monde du plus grand nombre de bonnets de chimio cousus en 24 heures.

Avec « Refile ton tél », l'association s'est associée à Emmaüs Connect pour l'inclusion numérique des plus fragiles.

Avec « 1 vélo pour 1 boulot », l'objectif était d'accompagner les personnes éloignées de l'emploi en partenariat avec le centre social de l'Arbrisseau à Lille Sud. Autant d'opportunités de s'engager et d'aider les citoyens à le faire.

« La fabrication des masques a créé l'opportunité de se rendre utile à un moment où il y avait un vrai besoin. Ce qui reste aujourd'hui, ce ne sont pas les masques, mais ce sont tous ces bénévoles qui se sont rassemblés pour faire quelque chose ensemble et qui ont vécu cette expérience de solidarité. »

 

Par Sabine Duez

 

. www.lesouffledunord.com



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