Les projets continuent malgré le Covid

Le Rapport sur les Orientations Budgétaires, les engagements pluriannuels envisagés ainsi que sur la structure et la gestion de la dette, fera l’objet d’une présentation et d’un débat en amont de l’adoption du budget par le conseil municipal afin d’éclairer les élus sur leurs futurs choix à ce sujet. Ce rapport s’inscrit dans un contexte sanitaire et économique inédit.

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Conformément au code général des collectivités territoriales, le Rapport sur les Orientations Budgétaires, les engagements pluriannuels envisagés ainsi que sur la structure et la gestion de la dette, doivent faire l’objet d’une présentation et d’un débat en amont de l’adoption du budget par le conseil municipal afin d’éclairer les élus sur leurs futurs choix à ce sujet. Ce rapport est enrichi d’un rapport sur le développement durable et d’un rapport sur la situation en matière d’égalité femmes-hommes.
Le débat parlementaire sur la loi de finances 2021 étant en cours au moment de la rédaction de ce rapport, les projections de recettes sont susceptibles d’évoluer.

Ce rapport sur les orientations budgétaires est le premier du mandat 2020-2026. Il s’inscrit évidemment aussi dans un contexte sanitaire et économique inédit.

Les orientations budgétaires et la programmation financière pluriannuelle témoignent tout autant de l’impact négatif de la crise liée à la COVID-19 que d’une détermination sans faille de l’exécutif municipal à tenir, via des investissements massifs, ses engagements en faveur de la justice sociale et de la transition écologique.

En 2020, l’impact de la COVID est estimé à 22 M€ en fonctionnement :

  • 14 M€ de baisse de recettes
  • 8 M€ de dépenses nouvelles liées au COVID

L’épargne brute en 2020, à 53M€, ainsi que la capacité de désendettement, de 8 ans, restent toutefois préservées grâce au bilan financier très positif de l’année 2019.

Une situation saine et une gestion rigoureuse permettent d’absorber le choc puissant de la crise sanitaire sans réduire la voilure quant à la mise en œuvre des priorités présentées aux Lilloises et aux Lillois dans le programme municipal.

Malgré de grandes incertitudes liées aux circonstances nationales et internationales, les orientations budgétaires pour les années à venir mettent l’accent sur des investissements lourds en faveur de la transition écologique et de la qualité du service municipal.

Ils sont rendus possibles par la maîtrise des dépenses de fonctionnement et le recours vertueux à l’emprunt.

Augmenter les investissements

Augmenter les investissements pour faire de Lille une référence du mieux-vivre social et écologique : prévision de 80M€ en réalisation, contre 50 M€ en 2020 et 66,3 M€ en 2019.
Ces nombreux investissements sont conformes au programme municipal et, à chaque fois que possible, inscrits dans le plan de relance lillois présenté dès septembre à l’Etat pour bénéficier des financements nationaux annoncés et soutenir l’activité économique locale. Les co-financements espérés permettront d’accélérer et d’améliorer la mise en œuvre des engagements.

Politiques publiques 2021-2023

  • métamorphose paysagère : 60,1 M€
  • Patrimoine municipal : 53,8 M€
    dont bâtiments historiques : 10,5 M€
  • enfance et éducation : 44,6 M€
  • rénovation environnementale : 28,8 M€
  • sports : 28,8 M€
  • culture : 21,8 M€
  • proximité et solidarité : 19,5 M€
  • ressources et moyens : 15,5 M€
  • habitat : 12,8 M€
  • attractivité économique : 0,2 M€

TOTAL GENERAL : 285,9 M€

Garantir la qualité du service public

Garantir la qualité du service public et continuer de faire face à la crise sanitaire en provisionnant les dépenses de fonctionnement au bon niveau tout en poursuivant la maîtrise de la masse salariale et la réduction des charges financières.

Préserver notre capacité à agir

Préserver la capacité à agir de la Ville dans la durée malgré la baisse prévisionnelle des recettes liée aux restrictions COVID et aux évolutions fiscales nationales.

Un vœu, porté en commun avec les collectivités membres de l’association France Urbaine, est présenté au Conseil municipal pour demander à l’Etat la compensation de la perte de recettes tarifaires subie durant le confinement du printemps et le reconfinement de l’automne. Les investissements des collectivités locales correspondent en effet à 58% de l’investissement public en France. La relance de notre économie ne peut se priver de l’intervention des grandes villes, et le maintien de leur capacité d’autofinancement est en ce sens indispensable.

Dans l’attente et parce que les efforts du mandat précédent le permettent, un recourt en 2021 à un supplément raisonnable d’endettement est envisagé. Il ferait passer l'encours de dette prévisionnel à 355,9 M€ contre 348,3 M€ à fin 2020. L’épargne brute devrait s’élever à près de 52 M€ hors cessions. La capacité de désendettement resterait toutefois largement en deçà du plafond de 12 ans fixé par l’Etat et se situerait autour de 7 années en 2021.

Suite aux éclairages du débat autour du rapport sur les orientations budgétaires, le budget primitif 2021 pourra être adopté lors du Conseil municipal du 5 février 2021. Il incarnera concrètement les actions et transformations en cours et à venir pour une ville durable et apaisée, inclusive et bienveillante.

La méthodologie du « budget climatique » expérimentée depuis 2019 par Lille et quelques collectivités pionnières sera pour la première fois appliquée aux dépenses communales de fonctionnement et d’investissement et soulignera ainsi concrètement l’impact climatique des engagements pris.

Une fiscalité inchangée

Malgré la suppression de la taxe d'habitation, la fiscalité reste inchangée. 
2021 est la première année de suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales. Contrairement à l’annonce de l’Etat sur la neutralité budgétaire de cette réforme, le manque à gagner pour la ville de Lille a été estimé à 10 M€ d’ici 2030.

Face à cette perte potentielle de recette importante, les taux de taxe foncière, seuls leviers fiscaux désormais, resteront cependant inchangés, conformément à notre engagement devant les Lillois.

Pour mémoire, la contribution moyenne 2020 de la taxe foncière à Lille est de 785 €, alors que le montant médian s’élève à 1 212 €. La Ville de Lille se place ainsi au 38ème rang (sur 42 villes) dans le classement par ordre décroissant des villes de plus de 100 000 habitants.

Quant à la taxe d’habitation, Lille occupe la 28ème place en termes de contribution 2020, soit un montant moyen de 1 081 € alors que la contribution médiane est de 1 161 €.

Données tirées de l’étude « Finances et Stratégies Locales » et basées sur les simulations réalisées pour le cas d’un couple avec deux enfants


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