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Portrait d'une chercheuse

Hélène Duez est l'un des chercheurs passionnés qui travaillent sur la longévité à l'institut Pasteur. 15 ans d'études et des missions de haut vol scientifique l'ont laissée accessible.

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Parfois au contact de collégiens et de lycéens pour les intéresser aux sciences, Hélène Duez le constate : l’image du chercheur reste poussiéreuse ! « Même les jeunes se le représentent toujours en blouse blanche, sous les traits d’un homme plutôt âgé », affirme cette docteure chargée de recherche à l’INSERM. Au sein de l’Institut Pasteur de Lille, Hélène Duez, 45 ans, est responsable du groupe « récepteurs nucléaires et physiologie circadienne ». « C’est là que je vais commencer à utiliser des mots compliqués », s’amuse-t-elle.

Pas simple, en effet, d’expliquer au quidam qu’elle travaille sur le rôle du récepteur nucléaire, Rev-erb-a, dans le métabolisme énergétique. Elle résume : « Cette protéine agit sur les gènes, nous cherchons à comprendre comment et pourquoi. » Au fil d’expériences, d’observations, de lectures, de réflexions avec son équipe de douze personnes, il est apparu que Rev-erb-a a une incidence sur l’horloge biologique. Et que si les rythmes de cette dernière sont perturbés, le risque de développer une obésité ou un diabète augmente. 

« Je ne suis pourtant pas un modèle en la matière », avoue celle qui consacre 10 à 11 heures par jour au travail. Parfois, elle veille 24 ou 48 heures, pour surveiller comment évolue une expérimentation. « La recherche, c’est envahissant mais tellement excitant que ça n’en est pas une corvée. Et lorsque nous avons fait une trouvaille, elle amène d’autres questions, alors nous cherchons à nouveau » ! Tout cela se fait avec passion mais patience. « Il faut parfois trois ans pour tester les dizaines de modèles et de techniques différents prouvant que l’on ne s’est pas trompé. »

Si elle doit recruter, la scientifique privilégie l’enthousiasme, et, pourquoi pas, le parcours atypique. « Je préfère une tête bien faite plutôt que bien pleine ». Et de se souvenir de sa propre vocation, née alors qu’elle était au lycée. « Je suis tombée sur une émission télé avec François Jacob, prix Nobel de médecine en 1965. J’ai été séduite par toutes les hypothèses et les idées qu’il maniait, avec une lumière dans les yeux, comme dans un phénoménal jeu de pistes ». Titulaire d’un doctorat en sciences pharmaceutiques, la chercheuse a passé quatre années au Canada, ravie d’avoir pu plonger dans l’univers nord-américain de la technologie de pointe. Elle en a gardé aussi un engouement pour la country, le blues, le jazz et le folk. Lorsqu’elle ne chante pas, cette scientifique de haut vol aime aussi occuper ses quelques heures de loisirs à la randonnée.

Par Valérie Pfahl

Hélène Duez en bref

  • 1971 : Naissance dans le Nord
  • 1987 : Déclic lors d’une émission TV : elle sera chercheuse
  • 2003 : Obtention de sa thèse sur le thème « le rôle de Rev-erb-a dans le métabolisme des lipides et l’athérosclérose »
  • 2004 : Départ vers le Canada pour une expérience professionnelle
  • 2008 : Recrutement en qualité de chargée de recherche à l’INSERM


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