Portrait de Thierry Sarrazin, président régional des Restos du Coeur

Expert international en physique médicale et en physique nucléaire, Thierry Sarrazin a rejoint Les Restos du Coeur fin 2019. Comme président régional, il y conjugue sa rigueur et son humanité.

Thierry Sarrazin

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Son aventure commence avec des boîtes de lait infantile. Thierry Sarrazin est alors en visite dans les entrepôts des Restaurants du Cœur dont le siège se situe à Wattrelos. Un ami, lui-même vice-président dans l’association, le sollicite pour candidater au poste de président du secteur AD59a (métropole lilloise, Weppes et Douaisis).

À la retraite depuis peu et déjà bien engagé dans la vie associative, Thierry n’en a guère l’intention. Mais « face à ces milliers de boîtes rangées sur trois hauteurs et une dizaine de mètres de long, j’ai alors vu les yeux d’un gosse, symbole de tous les autres pour lesquels les Restos s’activent », se souvient-il.

Ce déclic le pousse à accepter quelques réunions avec le conseil d’administration puis à passer l’entretien « d’embauche ». Nommé président en septembre 2019, il se retrouve donc à gérer une équipe d’une soixantaine de salariés et de plus de 2 000 bénévoles, tous investis pour la même cause. Ce nouvel engagement répond à une « envie » mais aussi à un « devoir, celui de rendre service, cela me semble évident ». Une inclinaison née dès l’âge de 13 ans, avec la création d’un club pour les jeunes de son village. Depuis, il n’a plus arrêté.

Syndicats d’étudiants en fac de sciences, comités de parents d’élèves pour ses trois enfants, associations professionnelles (dont la Société Française de Radioprotection dont il est également président), clubs de plongée sous-marine et de moto qu’il pratique, Thierry Sarrazin aime « se rapprocher des gens qui font la même chose ». Professionnellement, il a consacré sa vie à la lutte contre le cancer, « d’abord à la clinique de La Louvière puis au Centre Oscar Lambret, chargé de calculer les traitements de radiothérapie et de régler les machines de manière à irradier l’organe concerné par la maladie tout en protégeant les autres ».

Devenu chef de service de physique médicale, il a également publié une centaine d’articles scientifiques en tant que chercheur et créé un master de physique médicale en tant qu’enseignant. De cette discipline scientifique, il a tiré une vraie rigueur qu’il dit appliquer aussi à ses passions sous-marine et motarde. « On n’a pas le droit à l’erreur. » Il se reconnaît donc un brin… intolérant ! Il assume mais ajoute : « Comme il n’est pas possible de ne jamais se tromper, il faut comprendre pourquoi afin de ne pas reproduire la même erreur. »

Incapable de rester inactif (sauf sous l’eau pour admirer la beauté des fonds !), le sexagénaire se dit plutôt « homme de dossiers ». Mais il ne néglige pas pour autant « d’apprendre des gens de terrain ». Et n’a pas hésité, par exemple, à faire le tour des 55 centres de distribution des Restos du Cœur ouverts l’été dernier dans la région. « On ne doit pas oublier à quoi l’on sert », résume-t-il. De sa récente histoire avec les Restos du Cœur, il affirme tout simplement qu’elle est « passionnante » !

Par Valérie Pfahl



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