Si le TCLLM m’était conté

C’est ainsi que Sacha Guitry aurait pu parler du Tennis Club Lillois Lille Métropole l’un des plus grands clubs français. Tout commence un jour de 1920 sur un terrain parsemé de potagers. 101 ans plus tard, il se trouve aujourd’hui dans le complexe Marcel Bernard, un écrin tennistique, financé par la Ville, rue du Mal assis.

Le Tennis Club Lillois en 1925

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Un jour, chemin du Romarin

Tout débute chemin du Romarin entre Lille et La Madeleine où on ne trouvait en cette année 1920 que des légumes. Paul Chapignac, le président de l’époque et les bénévoles créent le TC Lillois. Un club avec un seul terrain en terre battue « qui cinq plus tard, souligne Antoine Sueur, l’actuel président, en aura quatre autres. » À l'instar des futurs grands dirigeants lillois, Chapignac écrit : « Nous sommes ambitieux. Nous voulons grandir et nous voulons bien faire. »

Cette ambition est la feuille de route durant 100 ans. Mais le club a connu des périodes difficiles sans équipements intérieurs. Privé durant plus de quarante ans et en grande difficulté, il devient municipal en 1962. Il fusionne avec l’OS Fives de Tennis en 1989 et arrive au Faubourg de Béthune en 1991, rue du Mal Assis à son adresse actuelle.

Ces nouvelles installations sont inaugurées le 25 mars de cette même année par Pierre Mauroy, Maire de Lille, Philippe Chatrier, Président de la Fédération Française de Tennis, Henri Magniant, président du club et Marcel Bernard, personnage historique du club et du tennis tricolore. C’est aussi l’année de création de son Open International qui est devenu le Play In Challenger. Le club lillois est le dernier club en France à organiser son propre tournoi. De grands joueurs y sont passés comme Jo-Wilfried Tsonga, vainqueur en 2006, Karen Khachanov en 2015 et l’actuel numéro 4 mondial Daniil Medvedev en 2015 et 2016.

Le club brille aussi par équipes en étant champion de France de Première division en 2002 emmené par Paul-Henri Mathieu qui atteint cette même année les huitièmes de finale à Roland-Garros face à André Agassi et la finale de la Coupe Davis face à la Russie. Il apporte le point de la victoire et le titre après une rencontre homérique face au Mulhousien Nicolas Thomann. « La veille, se souvient Henri Magniant, il a été inexistant pour notre demi-finale. Le jour de cette finale, la moitié de l’équipe est blessée. Nous avons gagné grâce aux simples ! ». Le TCL sera présent plus de vingt ans dans cette compétition.

Roland-Garros et la Coupe Davis

Le club lillois a une relation particulière avec le Grand Chelem parisien. Marcel Bernard reste le dernier vainqueur français avec Yannick Noah (en 1983) Porte d’Auteuil en 1946. Cette année-là, il est inscrit dans les deux épreuves de double, n’a aucune ambition en simple. Dix années se sont écoulées depuis sa demi-finale en 1936. A 32 ans, il n’est pas favori et compte bien s’amuser. Ce talentueux gaucher au toucher subtil réalise un énorme exploit en remportant le samedi 27 juillet le simple face au tchèque Jaroslav Drobny en cinq sets – 3-6 2-6 6-1 6-4 6-3 – et en double face à la paire Segura-Morea. Aujourd’hui, il y a une allée qui porte son nom à Roland-Garros reliant le court central au court Suzanne Lenglen.

De nombreux autres joueurs du club y ont aussi participé de Thierry Champion à David Goffin en passant par Christophe et Olivier Rochus, Karen Khachanov, Paul-Henri Mathieu… En 2017 lors de la finale de la Coupe Davis au Stade Pierre Mauroy entre la France et la Belgique, cette dernière est composée par trois joueurs ayant joué pour le club lillois : Steve Darcis, Ruben Bemelmans et David Goffin !

Un club dans la ville

Fort de 750 licenciés pour plus de 1200 pratiquants, le Tennis Club Lillois Lille Métropole dispose avec le complexe Marcel Bernard de neuf courts couverts et de trois courts découverts en « Green Set ». Il a de tout temps appliqué les valeurs sportives de la ville : de l’enseignement au haut niveau en passant par le tennis loisirs, santé et handisports. Depuis 1996, il accueille l’association Fête le Mur de Yannick Noah renforçant son implication dans la vie sportive du Faubourg de Béthune.

Avec ses nouveaux équipements, le TCLLM peut préparer la suite de son histoire sereinement… Comme le confiait Antoine Sueur à la revue de tennis « Courts » : « L’histoire ne s’est pas faite sans remous, mais on  a su durer envers et contre tout. »



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