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Un toit à partager entre seniors et jeunes

Le dispositif "Un toit à partager" participe à la création de liens intergénérationnels. Un senior, un jeune, un même habitat. Maïta de Bettignies, riverain du Boulevard Vauban, a accepté de témoigner.

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Premier étage d'une co-propriété, face aux Jardins Vauban. Maïta de Bettignies nous accueille dans son 87 m². Le couloir de l'entrée donne sur la salle à manger. Au centre, une table ronde. La propriétaire des lieux s'assoit, dos à sa cuisine. Nous l'accompagnons avec Hélène Kowalkowski, responsable du dispositif "Un toit à partager" au sein de l'association Générations & Cultures. Plus d'une heure de discussion s'en suit.

Partage et échange

Pour Maïta de Bettignies, "la présence compte avant tout". Pas question d'évoquer une aide à domicile. "Je n'en ai pas encore besoin", assure-t-elle. Aujourd'hui, elle réclame simplement un peu de vie dans son appartement. "Je suis paradoxale, rit-elle. J'aime mon indépendance, mais en même temps, je trouve que lorsqu'on rentre chez soi, qu'il n'y a aucun bruit, que l'on n'entend jamais parler, c'est assez triste."

Par solidarité pour les jeunes

C'est pour cela, en partie, que Maïta de Bettignies a rejoint l'association Générations & Cultures. "La solidarité est un vecteur qui m'intéresse beaucoup. J'ai le souvenir de mes parents. Nous étions cinq enfants, nous avons tous fait des études. De mon côté, j'ai eu trois enfants, dont deux jumeaux. Je n'ai jamais eu moins de deux enfants étudiants en même temps. Je vois ce que ça coûte. C'est inimaginable. De plus en plus de gens n'ont pas les moyens de payer autant. De fait, j'aime bien proposer ce que j'aurais aimé avoir étant plus jeune. Car beaucoup de gens, aujourd'hui, recherchent du moindre coût pour offrir des études à leurs enfants.

Par solidarité pour les seniors

Salarié au sein de Générations & Cultures, Hélène Kowalkowski a également à sa charge le dispositif "Un toit à partager". La jeune femme donne quelques indications sur la motivation des jeunes d'être hébergés chez leurs aînés. "Beaucoup n'ont bien entendu pas envie d’habiter seuls, tout en ayant peur d'une colocation avec d'autres jeunes, car c'est souvent synonyme de fête. On note de plus en plus de démarches solidaires." Preuve que le respect est, quoi qu'on en dise, toujours d'actualité.

Materner ou responsabiliser ?

"Comme mes enfants ? Cela dépend de leur âge", lance Maïta de Bettignies. Actuellement, guère besoin de materner son "jeune" de 30 ans, étudiant en polytechnique. "C'est quelqu'un de mature." Pas forcément besoin de le prendre "sous mon aile". En septembre, Capucine, 17 ans, posera ses valises dans son appartement. Et là, le côté maternel de Maïta devrait davantage se faire voir.

Un dispositif tout bénef'

"Oui, c'est tout bénéfique. Ca garde jeune, nous avons de la compagnie. Et puis ça permet de se rappeler de ce que nous étions au même âge. Nous devons nous mettre à leur place. Si le jeune veut inviter un groupe d'amis, je n'y vois aucun inconvénient. Il y a des règles, bien sûr, mais pendant ce temps-là, je sors, je vais chez des amis."

Hélène Kowalkowski fait le point sur le dispositif :

"Il y a une forte demandes des jeunes. Malheureusement, du côté des seniors, nous en avons de moins en moins. Certains quittent l’association car ils ne sentent pas l’énergie pour héberger quelqu’un. Il arrive aussi que les familles interfèrent."

Hélène Kowalkowski tient à rappeler que tout est fait, en amont, pour que le binôme se complète. "Il n'y a pas d'alliance parfaite." Tout est mis en oeuvre pour. Dans les cas où ça ne se passe bien ? "Je rencontre les deux personnes individuellement pour avoir les deux versions. On propose un plan d’amélioration de la vie quotidienne. Si on ne constate aucune amélioration, le jeune sort de la cohabitation. Mais on ne le sort pas tout de suite du dispositif. On lui propose une deuxième chance, selon sa « faute », car parfois, ça ne colle simplement pas. Si le problème se renouvelle, cette fois, c'est fini."

Laurent Mazure

Contact de l'association => 61 rue de la Justice 59000 Lille
03.20.57.04.67
contact@generationsetcultures.fr



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