Une partie du périph de Lille à 70

Le 2 février, la vitesse est abaissée à 70 km/h sur un tronçon de l'A25. C'est l'une des mesures pour lutter contre la pollution, enjeu majeur pour la Ville de Lille. Explications.

Partager sur :

Google+

Parce que la lutte contre la pollution est un enjeu de protection de l’environnement comme de santé publique, la Ville souhaite prendre un certain nombre de mesures.

À partir du 2 février 2019, la vitesse est abaissée à 70km/h sur le tronçon de l’échangeur du port fluvial sur l’A25 aux boulevards périphériques sud et est. Objectifs : lutter contre la pollution chronique générée par les encombrements du réseau mais également à réduire l'accidentalité et les nuisances sonores.  Martine Aubry avait adressé cette demande au Préfet dès 2012, comme l’interdiction de circulation des poids lourds aux heures de pointe entre 7h et 8h30 et 17h et 19h, ainsi que la création d’une voie réservée au covoiturage et au bus.
Le lancement de cette expérimentation s'accompagne de :

  • la régulation du trafic des poids-lourds ;
  • le développement de voies réservées aux transports en commun et au covoiturage  ;
  • la levée des points noirs de congestion ;
  • l'accompagnement de la MEL dans son projet de péage positif ;
  • la mise en œuvre de la circulation différenciée en cas de pic de pollution.

D'autres mesures souhaitées par la Ville de Lille

  • Si actuellement, 40 % de Lille est en zone 30, la municipalité envisage de généraliser le 30km/h à toute la ville. Sauf les boulevards structurants qui resteraient à 50km/h. La mesure est annoncée pour fin 2019-début 2020.
  • Pour aller plus loin, la Ville prend l’initiative d’ouvrir un débat citoyen sur ce sujet au printemps avec les instances de la démocratie participative et les citoyens qui désirent s’y engager. Préalablement formés par des experts pour débattre en toute connaissance de cause, ces citoyens présenteront ensuite une série de propositions au Maire.

La métropole lilloise a subi en 2018 une soixantaine d’épisodes de pollution aux particules très fines (appelées PM 2,5 et particulièrement liées aux véhicules diesel). L’OMS (Organisation mondiale de la santé) préconise de ne pas dépasser ce seuil plus de trois fois dans l’année. Dans la métropole lilloise, on estime que la pollution de l’air est responsable de 1 700 décès prématurés chaque année.

La circulation automobile n’est pas la seule en cause. Le chauffage domestique, l’agriculture conventionnelle avec l’utilisation de pesticides, l’industrie et la pollution qui vient d’Allemagne ou de Belgique sont également à prendre en compte.

Par Sabine Duez



Lire aussi

Simon Denissel sur 1500 m au meeting de LiévinSport

On dit que c'est le plus grand meeting d'athlétisme au monde indoor. Le Meeting de Liévin est organisé par la Ligue des Hauts-de-France d'Athlétis...

Voir
Pigeons et rats, des nuisibles ! Propreté

Les pigeons sont nombreux en milieu urbain et source de nombreuses nuisances. Ils détériorent les bâtiments, l'environnement et peuvent transmettr...

Voir
ZAC Porte de Valenciennes : nouvelle phase de livraisonLogement

Le nouveau siège social de Partenord Habitat sera livré en juin 2020 : ce bâtiment abritera une cinquantaine de logements sociaux, des bureaux, de...

Voir

Partager la page via les réseaux sociaux :

Fermer