Universelle

Maëlle Bobet est adepte de la conception universelle. Principe : penser les équipements, produits ou services de manière à ce qu’ils puissent être utilisés par tous sans avoir besoin de les adapter. Elle s’y consacre, pour la culture.

Maëlle Bobet

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Papier de roche et jeux de matières, illustrations gravées dans le bois, flûtes à coulisse et boîtes à tonnerre, Maëlle Bobet vérifie la mise en place du labyrinthe sensoriel. Ce mercredi-là, il est exploré par des enfants de la maison de quartier de Wazemmes. Ce dispositif d’éveil culturel et artistique a été conçu par L’Dillusion, association que la jeune femme a créée en 2013. « Avec les structures fivoises qui m’ont accompagnée dans ce projet, nous l’avons voulu inclusif ». Car Maëlle est convaincue qu’il ne faut pas réaliser les choses pour les personnes en situation de handicap mais bien pour tous, dès la conception.

Comme cette luminharpe qui fait ressentir la musique par l’ouïe mais aussi la vue et le toucher. Ou ce livre sur les divinités mayas et aztèques en version texte, langue des signes, braille et sonore.
Elle nous raconte tout, avec précision et passion, de son parcours depuis une douzaine d’années pour promouvoir l’accessibilité culturelle. Elle évoque le jour où sa route a croisé celle d’un petit garçon en situation de handicap auditif. « Dans le cadre de mes études en médiation culturelle, j’ai rencontré cet élève, si dynamique et moteur dans sa classe, qui s’est retrouvé perdu dans un musée. Son désarroi m’a beaucoup questionné ».

Pour son sujet de mémoire en Master 1, elle choisit « la musique et les enfants sourds ». Puis enchaîne, pour son Master 2, par « les déficients visuels et l’art contemporain ». « J’aime m’interroger sur les paradoxes et inverser la tendance ». Comme lorsqu’un comédien en situation de handicap auditif invente un langage gestuel pour guider la visite de tous les publics au Musée d’art contemporain du Val de Marne.

Au fil de ses expériences professionnelles, jusqu’au Ministère de la Culture et de la Communication, Maëlle ne va plus lâcher la question de l’accessibilité culturelle pour tous. Elle s’est aussi formée à la langue des signes française. Puis elle a repris des études universitaires en neurosciences des apprentissages. Son engagement, elle le mène dans la capitale des Flandres depuis 2015. « J’ai cherché une ville dynamique culturellement, Lille s’est très vite imposée » ! Elle se réjouit de cette « envie de faire ensemble, de l’écoute bienveillante, du réseau associatif très riche ». Elle a trouvé en la municipalité un nouveau partenaire, avec lequel elle vient d’organiser le premier « Idéathon » pour imaginer des solutions innovantes, concrètes et universelles. Et elle est en train de mettre en place une « brigade des bénévoles » qui donnera l’opportunité à des jeunes en situation de handicap, d’être associés à l’organisation d’événements culturels…

Par Valérie Pfahl



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