Des commerçants engagés

Qu'ils en fassent le cœur de leur activité ou qu'ils adaptent leurs pratiques, les commerçants s’engagent dans les pratiques écoresponsables. Réduction des déchets, approvisionnement local, recyclage… c'est une tendance de fond, soutenue par la Ville.

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Une bière contre une bouteille de mégots. Lors de la dernière Braderie, cette proposition du bar “Le Privilège”, rue Royale, a fait un tabac ! Pas moins de 400 bradeux ont pris la peine de ramasser ces restes malodorants « pour recevoir une boisson au prix finalement assez modique ». Romuald Catoire, président de la Fédération lilloise du commerce et du Groupement des acteurs économiques du centre-ville, aime donner cet exemple.

« Cela illustre une réelle prise de conscience. Les commerçants changent avec la société. Les clients veulent consommer plus responsable. Et c’est vrai dans tous les quartiers. » À petite, moyenne ou grande vitesse, les 4 500 commerces lillois sont de plus en plus nombreux à s’engager dans le durable et l’éthique. « Il n’y a plus un porteur de projet qui n’ait en tête cette dimension quand il vient nous rencontrer », confirme Christophe Ducrocq, à l’action économique de la Ville. C’est une tendance de fond. Le commerce équitable, précurseur en ce domaine, générait en 2000 un milliard d’euros de chiffres d’affaires dans le monde. Aujourd’hui, ce chiffre est celui du commerce équitable rien que pour la France.

À Lille, après le pionnier El Market (commerce équitable), des enseignes mettent la responsabilité sociale et environnementale au centre de leur projet, comme La Supérette, une micro-coopérative de commerçants locaux. Ou Mes Voisins producteurs, qui propose une livraison à vélo ou un retrait piéton de produits locaux bio. De nouveaux concepts apparaissent, autour de produits d’occasion ou recyclés. Et puis, il y a toutes les enseignes classiques qui font évoluer leur gestion quotidienne. Le sujet est régulièrement débattu lors des comités permanents du commerce, qui réunissent les unions commerciales, les chambres consulaires et la Ville.

Christophe Ducrocq : « Notre rôle est d’impulser une dynamique, en préparant par exemple un guide des bonnes pratiques écoresponsables. Mais aussi de propager les pratiques innovantes. » Ainsi, la généralisation des écocups consignées découle-t-elle d’initiatives individuelles. La propreté, et plus globalement la gestion des déchets, est un enjeu majeur. Un changement de la collecte pour réduire les déchets au marché de Wazemmes, une facturation au sac proposée dans l’hypercentre : la Ville et les représentants des commerces sont sur le pont. Pour les mégots aussi. Ils rêvent de trouver un opérateur local qui saurait les recycler à l’image d’Etnisi, qui transforme désormais des coquilles de moules en carrelage et autres tabourets. La promotion des mobilités douces est l’autre axe de travail.

La Ville a signé l’an dernier un partenariat avec La Poste pour favoriser la livraison du dernier kilomètre avec des véhicules les moins polluants possibles. Les opérateurs livrant en vélocargo et engins électriques se multiplient dans la ville, tandis que des opérations comme « Mes courses à vélo » incitent, côté consommateurs, à ranger la voiture au garage. 



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