« Au p’tit Louis » ouvre sa 3e boulangerie

Une boulangerie artisanale a ouvert boulevard Jean-Baptiste Lebas. Rencontre avec Vincent Demory, l’un des deux associés, qui a bénéficié d’un coup de pouce à la création.

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Vous venez d’ouvrir une 3e boulangerie à Lille et vous avez bénéficié d’un dispositif de soutien à la revitalisation du commerce (*). En quoi consiste ce coup de pouce à la création?

Vincent Demory : Ce dispositif de revitalisation du commerce aide financièrement les commerçants qui créent des emplois. Il est financé par les magasins Galeries Lafayette, suite à leur fermeture à Lille en 2015. Ça a été mis en place pour compenser les emplois perdus lorsqu’il y a des fermetures comme celle-ci.

L’objectif est de soutenir la création et le développement de commerces, de services et de l’artisanat, ainsi que la transmission d’entreprise à Lille.

Pour en bénéficier, j’ai été accompagné par la Ville. Bien sûr, il y a des critères d’éligibilité auxquels je répondais. Ça m’a permis de créer 5 emplois à temps plein. Une belle bouffée d’oxygène lorsqu’on se développe !

Vous venez d’ouvrir une boulangerie artisanale boulevard Jean-Baptiste Lebas. Pourquoi le choix de cet endroit ?

V.D. : Il n’y avait pas de boulangerie artisanale dans ce quartier de Lille. Le local était vaste, 170 m2, avec de la place pour travailler aisément et avec un bel espace pour y mettre des tables et des chaises pour les clients.

C’est la 3e boulangerie « Au p’tit Louis » qui ouvre, après celle de Wazemmes, il y a 7 ans, place de la Solidarité, puis celle de Vauban-Esquermes, place Cormontaigne.

Quels sont les secrets d’un bon pain ?

V.D. : Nous sommes deux associés avec Yannick Descamps, et nous recherchons l’authenticité. Nous misons sur la qualité de nos produits. Pour cela, nous redonnons du temps au pain avec une fermentation d’au moins douze heures.

Nous travaillons plus de vingt sortes de farines de tradition française. Les farines spécifiques, comme l’épeautre ou le sarrasin proviennent de chez Emile Vaast, meunier dans la Pévèle.

Notre levain est naturel, nous le fabriquons nous-mêmes. C’est une « mixture maison » pour donner de la texture, de la saveur et surtout pour avoir des produits typiques que l’on ne va pas retrouver ailleurs.

Comme la clientèle lilloise est plutôt curieuse, nous proposons des gros pains au poids (pour éviter le gâchis et prendre juste ce que l’on a besoin) qui font « voyager », comme le pomme-curry, le muesli-cranberry ou encore le citron-gingembre !

Propos recueillis par Sabine Duez

(*) La revitalisation, qu’est-ce que c’est ? Dans le cadre de la loi de cohésion sociale adoptée en 2005, les groupes de plus de 1 000 salariés procédant à des restructurations affectant des bassins d’emplois sont assujettis à une obligation de revitalisation de leur territoire. Cette obligation vise à en compenser les impacts, en soutenant le développement ou l’implantation sur le territoire de PME et de projets créateurs d’emplois. Les aides octroyées sont des fonds privés. À ce titre, elles sont cumulables avec d’autres financements.

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