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Histoire d'une maternité

Nombreux sont les Lillois à connaître la maternité Salengro. Et pour cause, des milliers d’entre eux y sont nés. Petit retour en arrière.

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En plus de trente ans, la maternité Salengro a vu naître des milliers de Lillois. Jusqu’à 3 800 en 1972 ! Avant sa construction, un premier projet prévoyait la création de deux maternités : l’une dans la cité hospitalière à vocation régionale et l’autre en ville.
Une seule maternité sera finalement construite en centre-ville rue Malpart, à deux pas du nouvel hôtel de ville. À l’époque, les moyens de transport ne sont pas ceux d’aujourd’hui et la volonté est donc d’implanter une maternité publique au plus près des Lillois, dans le quartier populaire de Saint-Sauveur.
Construite par l’architecte Urbain Cassan, elle portera le nom d’Henri Salengro, frère de l’ancien ministre Roger Salengro et directeur du plan d’organisation du CHRU de 1949 à 1958.

Un modèle du genre

Le 6 octobre 1961, jour de l’inauguration, Joseph Fontanet, alors ministre de la Santé et de la population, souligne la modernité de l’équipement. Il vante « un modèle du genre, tant par la qualité des soins que par le confort et le cadre harmonieux. C’est avec de telles réalisations que l’on parviendra à diminuer le taux de mortalité infantile particulièrement élevé dans le Nord.»
Si le souhait est de sécuriser les naissances, la maternité n’a pourtant rien d’un hôpital. Les chambres à un ou deux lits sont confortables, munies de la radio et baignées d’une lumière diffuse. Les futures mamans disposent d’un salon où elles peuvent lire ou regarder la télévision. Des services novateurs comme l’obstétrique, la gynécologie ou la pédiatrie y trouvent toute leur place. Une école de sages-femmes intègre même les locaux.
Sous la direction du Pr. Michel Delecour, chef de service, la maternité devient au fil des ans une référence sur le plan régional et national. Des internes et chefs de cliniques viennent s’y former. Devant le nombre toujours plus important de futures mamans venues  y accoucher, la maternité est à l’étroit. L’idée d’un établissement au sein du CHRU refait surface. En 1997, l’inauguration de l’hôpital Jeanne de Flandre signe définitivement la fermeture de la maternité Salengro. 

Par Sabine Duez

Un terrain, plusieurs vies

L’îlot situé entre les rues Malpart, Lydéric et la place Gentil Muiron a connu plusieurs vies : d’abord une maternité, puis une auberge de jeunesse qui vient de déménager dans le bâtiment Stéphane Hessel de la Porte de Valenciennes. Racheté à la Ville par le promoteur Linkcity (ex Cirmad), le terrain accueillera d’ici deux ans des logements.
La démolition des bâtiments étant terminée, dès la rentrée, les fouilles archéologiques pourront démarrer.
Cinq cabinets d’architectes ont travaillé sur le projet. Celui de Tank, lauréat, a été le plus apprécié pour sa construction d’immeubles en « plots » : 148 logements seront répartis en cinq immeubles. À la différence d’une construction à front de rue, les espaces végétalisés à l’intérieur de l’îlot seront ainsi visibles de l’extérieur.
La mixité sera au cœur du projet avec 53 logements en locatif social, 21 en accession aidée et 74 en accession libre.
Le projet compte également huit logements « Octave ». C’est un regroupement d’appartements adaptés aux personnes vieillissantes, sorte de formule intermédiaire entre le logement classique et l’établissement pour personnes âgées.
La construction d’un restaurant scolaire est prévue en rez-de-chaussée. Il accueillera 550 enfants de trois écoles du quartier.



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