Une « vélorue » testée à Fives

Lille teste une « vélorue », principe très développé en Europe du Nord, dans une artère fivoise judicieusement choisie. Explications.

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« Dans cette rue, je reste derrière le cycliste ». Ce message s’adresse aux automobilistes depuis ce mois de janvier 2020. Et plus précisément à ceux qui circulent rue de la Phalecque et rue Cabanis, à Fives, dans une artère longue d'environ 750m. Pourquoi celles-là ? « Nous avons choisi un axe en zone 30 et qui connait peu de trafic de voitures depuis son passage en sens unique », explique Matthieu Coppin, chargé de mission mobilité pour la Ville de Lille. 

Ce principe d’aménagement cyclable est déjà très utilisé aux Pays-Bas ou en Allemagne, en Europe du Nord de manière générale.  En France, Strasbourg et Bordeaux s’y sont mis récemment. « Lorsqu’une rue n’est pas assez large pour y créer des pistes cyclables, l’idée est d’inciter les deux-roues à se mettre au milieu de la chaussée et de demander aux automobilistes de rouler patiemment derrière eux », poursuit le technicien.  Un marquage au sol est donc posé, complété par une signalisation qui rappelle la priorité donnée aux cyclistes.

Cette expérimentation va être menée durant une année, en lien avec la MEL (Métropole Uuropéenne de Lille), l’ADAV (Association pour le Droit Au Vélo) et le CEREMA (Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement). Le bilan dira s’il faut étendre le principe ou pas. Sachant que l’une des clés de son succès, c’est que le niveau de trafic en vélo soit supérieur au niveau de trafic en voiture avant l’aménagement.

Pour les rues de la Phalecque et Cabanis, l’axe est déjà bien fréquenté par les cyclistes qui se rendent vers Mons-en-Baroeul et Villeneuve d’Ascq. Il est aussi de plus en plus emprunté par les familles, nombreuses à avoir choisi le vélo pour rejoindre le groupe scolaire Bara-Cabanis.

La "vélorue" fait partie des initiatives mises en place par la Ville et la MEL (qui pilote la politique de déplacements) pour inciter tout citoyen qui le peut à laisser sa voiture au garage. Elle concourt à un partage plus équilibré de l'espace public et encourage les mobilités douces tout comme le déploiement de pistes cyclables (120 km à Lille), l'installation de box à vélos (24 dans le cadre du 1er budget participatif) ou encore la généralisation de la ville à 30 km/h depuis août dernier...

Par V.P.


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