A la découverte de Chaud Bouillon

Le goût, c’est l’élément commun de ce lieu insolite qui va ouvrir ses portes au cœur de Fives. À Chaud Bouillon, on va pouvoir cuisiner, déguster, s’amuser, échanger, faire des expériences, entreprendre…

halle gourmande

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La Halle 6 trépigne d’impatience ! Au cœur du site l’ancienne usine Fives Cail, friche en reconversion depuis 2012, ce bâtiment de 2000 m² termine sa métamorphose.

La halle gourmande attendue là devrait ouvrir ses portes au cours du printemps. Les Fivois, les Lillois et les autres ont pu y découvrir L’Avant-goût de la cuisine commune qui, comme son nom l’indique, a donné un avant-goût de ce concept innovant. Désormais, place à Chaud Bouillon ! Au programme, on y retrouve les mêmes ingrédients : la bonne cuisine, le faire ensemble, la découverte, le partage, l’initiation, la fête…

Comment s’organise le lieu ?

  • Le food-court va rassembler une douzaine de commerces de bouche autour d’un espace central de 400 places en intérieur et de 300 places en terrasse. « Dans un premier temps, nous en sélectionnons entre 6 et 8 pour monter progressivement en puissance », remarque Antoine Braud, fondateur de l’entreprise « Petite Lune », missionnée par la Ville pour organiser cette aire culinaire. Il ajoute que « ces restaurateurs vont proposer une cuisine différente mais autour des mêmes valeurs, du fait maison avec beaucoup de produits bio et locaux, des prix abordables au plus grand nombre et le respect de l’environnement ». Autre mission pour « Petite Lune » : proposer une programmation qui, chaque semaine, va aussi « nourrir l’âme et l’esprit » avec des spectacles, des ateliers bien-être, des conférences, des concerts…
  • La cuisine commune, déjà en fonctionnement depuis 2017, passe de 80 à plus de 200 m². Elle est gérée par le CCAS (centre communal d’action sociale) de Lille et co-animée par l’association « Les sens du goût ». « Nous y proposons une dizaine d’ateliers par semaine, certains organisés par nous-mêmes, d’autres par des associations comme le Secours Populaire ou la Sauvegarde du Nord », précise Christophe Leuthreau, responsable du développement au CCAS. Ici, habitants, petits et grands, concoctent des repas ensemble dans l’esprit du « bien manger ». Puis ils les dégustent en tablée commune. Gastronomie et gourmandise y sont cultivées comme prétextes aux rencontres et à la mixité sociale.
  • La cuisine professionnelle occupe, elle aussi, 200 m². Il ne s’agit pas d’une école mais d’un incubateur. Il accompagne celles et ceux qui souhaitent entreprendre dans l’univers des métiers alimentaires.
  • La serre agricole urbaine va déployer sur les lieux une champignonnière, un espace pédagogique, des bacs potagers et un poulailler. Gérée par l’ISA (institut supérieur d’agriculture) de Lille, elle va également tester de nouveaux modèles économiques comme l’aquaponie (système associant culture de la plante et élevage de poissons) et l’hydroponie (agriculture hors sol). Et la production se retrouvera naturellement dans les casseroles de la cuisine commune !

Par Valérie Pfahl


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