Il était une fois... une histoire de Lille à partager

Et si nous en profitions pour se raconter des histoires, à partir des oeuvres du Musée

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Une héroïne lilloise

Cette peinture intitulée « Jeanne Maillotte repoussant les Hurlus » est exposée au 1erétage du musée. Elle date du XVIIe siècle et représente le château de Courtrai (1) édifié à Lille à la demande Philippe le Bel à la toute fin du XIIIe siècle.

Au premier plan, la cabaretière Jeanne Maillotte munie d’une hallebarde repousse des hommes armés, les Hurlus.

Le mythe de cette héroïne légendaire s’installe sur un fond historique réel : au milieu du XVIe siècle, Lille comme toutes les cités des Pays-Bas est touchée par les troubles religieux qui sont nés de la réforme.  Si la ville reste majoritairement catholique, elle est voisine de bastions protestants et de nombreuses incursions de huguenots installés dans les environs perturbent la vie de la cité lilloise. 

Venant probablement de Courtrai ou encore de Menin, une bande de « Hurlus », protestants armés qui tiendraient leur nom de leurs cris vigoureux, décident de mener une attaque sur Lille. Ne pouvant pas entrer directement dans la ville, ils se positionnent discrètement dans le faubourg de Courtrai qui jouxte la porte et le château du même nom.  

Ces brigands passent alors à l’action le 28 juillet 1582. Devant cette incursion, une cabaretière, Jeanne Maillotte, hôtesse de l’« auberge du Jardin de l’Arc » s’empare d’une hallebarde et rameute les Archers de la confrérie de Saint Sébastien, ses fidèles clients, ainsi que d’autres habitants et réussit à repousser les Hurlus dans une virulente contre-attaque. 

Il faut attendre 1726 pour trouver la mention de cette chronique et c’est durant le XIXe siècle que la légende de cette aubergiste pleine de hardiesse se popularise, particulièrement dans les vers du poète Lillois Alexandre Desrousseaux. Si Jeanne Maillotte n’a pas peut-être pas existée, elle reste le symbole du courage des lillois face aux assaillants. 

  

(1) Le château de Courtrai fut démantelé au début du XVIIe siècle, était situé, dans l’actuel quartier du Vieux-Lille, au niveau de la rue de Gand et des rues adjacentes. Les rues des Tours et de Courtrai conservent encore dans leurs noms, son souvenir.

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