Il était une fois... une histoire de Lille à partager

Et si nous en profitions pour se raconter des histoires, à partir des oeuvres du Musée

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Une envolée d’enthousiasme !

En ce 25 août 1785, Lille est en fête et célèbre avec enthousiasme un événement lié à la conquête de l’air. Il est 11h, le physicien Jean-Pierre Blanchard (1753-1809) accompagné du chevalier Paris de Lespinard, créateur d’un hebdomadaire scientifique, s’envolent de l’esplanade pour une nouvelle ascension en ballon. Cette fois, après plusieurs projets de “vaisseaux volants” gonflés à l’air chaud à l’instar des frères Montgolfier, l'aéronaute Blanchard opte pour un ballon gonflé à l’hydrogène, innovation technique récemment explorée.

A cette occasion, sur le champ de Mars, entre la citadelle et la ville, une foule emplie d’admiration, d’effroi et de curiosité se rassemble. Au centre de l’enceinte circonscrite par des troupes de la garnison de Lille, quelques privilégiés assistent en “vip” et au son des tambours, après s'être acquittés d'un billet à 6 livres, au départ des aéronautes. A l’extérieur de ce parterre, les plus modestes, pour 3 livres la place, profitent également de ce spectacle éblouissant. Au delà, les remparts et les promenades sont couverts de monde et les fenêtres et les toits des maisons regorgent de spectateurs subjugués. A 11h10, tous aperçoivent le ballon survolant majestueusement le couvent des Minimes. 

Après un vol de plus de 300 kilomètres, au gré de la Somme, de l’Oise, de l’Aisne et des Ardennes, Blanchard et Lespinard, en raison de mauvaises conditions météorologiques allant jusqu’à l’orage, décident de clôturer leur aventure mémorable à Servon vers 18h.

Leur retour à Lille fut bien plus long et ils y furent accueillis et acclamés, par une foule en liesse, le 30 août en fin d’après-midi.

Avec cette toile intitulée “La quatorzième expérience aérostatique de Blanchard et Lespinard” (1785), Louis Watteau témoigne en tant que chroniqueur de son temps de l’engouement des lillois pour les innovations scientifiques et les inventions d’utilité sociale de ces dernières années de l’ancien Régime. Le peintre profite de cet événement pour mettre en scène le panorama de la ville, à hauteur de ballon et pour offrir aux yeux des regardeurs la magnificence des principaux monuments lillois de l'époque : le dôme de Sainte Marie Madeleine, la collégiale Saint Pierre, les clochers des églises Saint Etienne et Sainte Catherine et enfin le couvent des Minimes.

Voir le Portrait de Louis Watteau


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