#culturechezvouslille 2

Une scène d'intérieur, un portrait de famille. A l'image de ce "Goûter", Mettez-vous en scène chez vous, en photo, en dessin, en vidéo, en collage, etc. A partager sur #leslilloisontdutalentalamaison

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Gillis van Tilborch (1625 - 1678) - Le goûter de famille (Huile sur toile) 

Cette peinture, exposée dans la lingerie du musée, est attribuée au peintre bruxellois Gillis van Tilborgh (1625-1678). Avec ce tableau, le peintre rassemble deux sujets qui lui sont chers : les intérieurs bourgeois et les portraits familiaux. Ce portrait de famille bourgeoise a ici pour cadre la salle à manger de leur habitat cossu. Accrochées au mur du fond, trois peintures participent au décor de la maison : un portrait, une marine et un paysage. Le portrait est celui du propriétaire de la maison, il atteste de son statut social, vraisemblablement un riche commerçant. Ornant le manteau de la cheminée, une marine évoque la puissance maritime et économique des villes septentrionales. Enfin, le paysage témoigne, quant à lui, du goût prononcé pour la réalité observée qui séduit érudits et amateurs d’art.
Dans cette oeuvre, la disposition frontale des personnages aux attitudes figées donne à la scène un caractère posé tout juste atténué par un jeu subtil des regards et des mains. Attablée en bout de table, la mère est entourée de ses trois plus jeunes enfants. Ce rapprochement témoigne à la fois de l’amour maternel et de l’éducation qu’elle leur apporte. A l’opposé, le père de famille porte un regard appuyé sur la jeune domestique sous les yeux réprobateurs de son plus jeune fils mais surtout de son épouse. Au centre du tableau, le fils aîné s’empresse de détourner l’attention de la mère en lui proposant quelques olives en dégustation.
Ce tableau met à la fois l’accent sur les liens familiaux et l’importance d’un mariage fécond. Il documente précisément sur le confort de la maison bourgeoise de l’époque et renseigne sur la mode vestimentaire en vigueur alors. A cet égard, un soin tout particulier est donné aux velours, soie et dentelles et à leurs tons pastel. Enfin, il évoque également les arts de la table grâce aux accessoires particulièrement prisés à l’époque : pot de faïence, assiettes en étain, rafraichissoir.
L’intimité du sujet cadre parfaitement à la peinture septentrionale de ce siècle d’or et procure une tendre immersion dans la sphère familiale au milieu du XVIIe siècle.


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