Créer un compte

Créez votre compte et recevez toute l’actualité qui vous ressemble.


Dénouer un conflit familial, c'est possible

Myriam De Clerq est médiatrice familiale. Avant, pendant ou après des actions en justice, elle s’attache à rétablir la communication entre des membres d’une même famille en conflit. 

Ajouter à mes favoris

Partager sur :

Google+

A quoi sert la médiation familiale ?

A essayer de sortir d’un conflit, que l’on soit un couple qui se sépare, des grands-parents qui ne voient plus leurs petits-enfants ou une fratrie en désaccord sur le placement en maison de retraite d’un parent âgé. Au sein du service Médiannes de l’association La sauvegarde du Nord, nous proposons un espace de dialogue qui fonctionne selon des règles bien précises. On peut s’y exprimer mais on doit aussi écouter l’autre. On peut être en colère mais toujours dans le respect.

Quel est votre rôle ?

Je suis le tiers neutre qui aide à déconstruire une mauvaise communication ou à reprendre un dialogue interrompu. Attention, je ne suis pas psy, ce n’est pas un lieu thérapeutique. Même si l’affectif est très présent, l’objectif est d’avancer vers des accords concrets qui conviennent à tous. L’action du médiateur familial est complémentaire à celle des professionnels du droit

En quoi ?

Le juriste ne se penche pas sur toutes les émotions que génèrent ces conflits ou sur les aspects de la vie quotidienne : l’enfant doit-il avoir deux garde-robes, quel sera le rôle d’un beau-père, à qui la CAF va verser les aides, pourquoi tel adulte devenu parent refuse que sa mère voit ses enfants et mille autres questions à régler !
Les « accords de médiation » que nous formulons peuvent être homologués par le juge aux affaires familiales. Ce n’est pas une obligation mais je conseille de le faire car cela protège les deux parties.
Le recours à la médiation peut être spontané, par le bouche à oreille, une info sur internet ou l’orientation d’un professionnel comme une maison du citoyen ou un médecin. Mais parfois, c’est le juge aux affaires familiales ou le juge des enfants qui ordonnent aux personnes en conflit de s’informer sur la médiation familiale.

Elles sont obligées d’y avoir recours ?

Non car la médiation est toujours volontaire mais c’est à nous d’expliquer en quoi elle est une plus value pour apaiser les désaccords. Tout ce qui se dit lors des séances de médiation familiale reste confidentiel. Ce que je sais ne peut jamais être utilisé en justice. On ne demande pas non plus aux gens de se rabibocher mais de se parler pour prendre ensemble des décisions convenant à tous. Décisions qui préservent aussi les droits, ceux des adultes et, bien sûr, ceux des enfants.

Propos recueillis par Valérie Pfahl

03 20 16 28 60 ou 06 48 18 50 63 ou mdeclercq@lasauvegardedunord.fr

------------------------------------------------------------------------------------

12 octobre, journée de l’accès au droit

Pour prendre contact avec un médiateur familial mais aussi un avocat, un huissier de justice, une association d’aide aux victimes, de copropriétaires ou de soutien aux homosexuels, rendez-vous le 12 octobre dans le grand carré Pierre Mauroy de l’Hôtel de Ville. La Maison de la médiation et du citoyen y réunira de nombreux professionnels du droit. En une journée, vous pourrez rencontrer divers spécialistes qui répondront à vos questions et vous donneront des pistes de résolution amiable ou judiciaire.
. Gratuit, de 9h à 17h, place Augustin Laurent. Plus d’infos ici.


Partager la page via les réseaux sociaux :

Fermer