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Écrans : trouver l'équilibre

La Ville a lancé un projet "alternatives aux écrans". À quoi ça sert ?

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Tu préfères jouer dehors ou sur l’écran ? Plein de petites mains d'écoliers se lèvent pour évoquer leur préférence pour le ballon ou le vélo. Mais, dans les faits, la vie de ces petits écoliers est peuplée de télévisions, consoles, tablettes et autres portables !

Le projet « alternatives aux écrans » a été lancé par la Ville, à Lille-Sud en 2010, après un constat inquiétant dans un établissement scolaire relevant une grande fatigue, de la passivité et un manque de vocabulaire. « L’idée n’est pas de diaboliser les écrans mais d’apprendre à les utiliser à bon escient et de partager d’autres façons de jouer », précise Lydie Jacquemer, adjointe de service à la Direction des actions éducatives qui mène le projet.

Les écrans, c'est facile

Parmi les partenaires de la Ville, CinéLigue a conçu différents outils pour sensibiliser les enfants mais aussi les parents car ce sont eux qui vont modérer ou pas l’utilisation des écrans dans la famille. Et Anne Lidove, sa directrice, de rappeler que « les enfants se dirigent naturellement vers les écrans car c’est facile. Faire fonctionner son imaginaire demande plus d’effort mais, au final, cela procure plus de plaisir ».

En 2017, CinéLigue a animé des ateliers dans plusieurs écoles du quartier de Lille-Sud durant l’année scolaire écoulée et également formé des adultes relais. Parmi les thèmes abordés : adapter les programmes aux âges des enfants, prévenir l’hyperactivité, comprendre les effets sur le sommeil ou trouver des activités alternatives aux écrans…

Donner envie de jouer

Des alternatives, Maximilien Farineaux en propose aussi aux familles. Référent de site du groupe scolaire Comines-Duruy, il organise des soirées jeux. Le principe, raconte-t-il, « c’est de donner envie aux parents qui viennent chercher leur enfant à l’école de s’attarder pour jouer à des jeux de société. Ensuite, ils peuvent les emprunter, le temps d’un week-end ». Maximilien a entraîné ses cinq autres collègues référents de site à Moulins et à Wazemmes, et, aujourd’hui, toutes les écoles de ces deux quartiers sont concernées. De plus en plus de parents s’impliquent.

De manière générale, les différents intervenants sont unanimes : pour être efficace, le projet doit s’inscrire sur du long terme, avec des piqûres de rappel régulièrement ! Surtout lorsqu’il s’agit de toucher des parents envahis par la pression de leurs enfants et parfois (souvent ?) eux-mêmes « accros » aux écrans !

Par V.P.


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