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Je suis comme je suis

Des élèves s’intéressent au « look » de certains portraits exposés au Palais des Beaux-Arts de Lille. En réflexion, l’acceptation des différences…

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Face au « Portrait d’homme et de femme », peint par Ravesteyn, des élèves de CM1  de l’école Desbordes-Valmore observent. Quels vêtements portent-ils ? Quelle est leur posture ? Que peut-on alors penser d’eux ? « Cette année, nous allons parler des autres et aussi de soi-même », annonce Céline Chevalier, en charge des projets pédagogiques au Palais des Beaux-Arts de Lille, à la classe de Marie Brame. Objectif : accepter que les autres soient différents de nous et ainsi prévenir  le harcèlement, l’isolement, l’exclusion. L’Art devient alors prétexte à des rencontres, à des émotions et à des réflexions en lien avec la vie de tous les jours.

Prévenir la violence

C’est le sens du projet baptisé « Des maux, des musées, des mots ». Et Céline de préciser : « réfléchir et sensibiliser à la violence ordinaire, c’est espérer prévenir certains comportements.  Le rejet de l’autre, par exemple, peut engendrer une ou plusieurs formes de violence ». Cette troisième édition aborde donc le thème « je suis comme je suis ». Et ces écoliers ont déjà beaucoup de choses à dire dès la première séance !

« Il faut s’accepter tel que l’on est et aussi accepter les différences des autres », résume Lou. Partir dans l’exploration d’œuvres exposées au Palais permet « d’entrer dans la peau de personnages qui ne sont pas nous », ajoute Aïssata. Ainsi, qu’exprime « Malle babbe », d’après Frans Hals ? Une dame sale, à l’air pauvre, a pourtant touché le peintre par son regard bienveillant. Après quelques échanges, la classe en conclut qu’il ne faut pas « juger les gens sur leur apparence ».

Signes extérieurs de richesse

Devant le tableau de Ravesteyn, ce sont plutôt les signes extérieurs de richesse qui sont mis en évidence. Comme la fraise faite à la main, toute en dentelle, qui entoure le cou du couple. Et que ces enfants comparent à certaines marques de vêtements d’aujourd’hui.

Lors de cette première séance, la réflexion est lancée. Elle se poursuivra durant l’année scolaire, avec trois classes dont celle-ci, au cours de laquelle interviendront également deux artistes : une comédienne qui travaille sur les émotions et le langage du corps et une photographe qui capte les gestes et regards  pour reconstituer des histoires universelles et intemporelles. Ce projet, subventionné par le Ministère de la Culture et soutenu par le Frame (French and American Museum Exchange), donnera lieu à une restitution festive en juin.

Par Valérie Pfahl

Les expos de l'automne 2017 à Lille

Durée: 01:30


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