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Rentrée scolaire : à quoi s'attendre ?

Fermetures de classes, baisse de financement, scolarisation dès 2 ans, le maire de Lille explique les raisons des désaccords de la Ville avec l’État.

© Julien Sylvestre
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Combien de classes dans quelles écoles à la prochaine rentrée scolaire ? Ouvertures,  fermetures, stabilité, ce sujet se travaille plusieurs mois à l’avance entre la municipalité et le DASEN (directeur académique des services de l’Éducation nationale). Lille n’échappe pas à la règle et les dernières nouvelles n’ont pas satisfait Martine Aubry et son équipe.

Le maire a expliqué pourquoi lors d’un point presse ce mardi 12 mars : « des fermetures de classes sont annoncées dans plusieurs écoles (*) alors que le nombre d’élèves est stable ou même en augmentation ».
En effet, Lille est l’une des rares villes de France dont la démographie part à la hausse, jeunes citoyens compris. Exemple : 12 748 enfants pour cette année scolaire contre 12 679 en 2017-2018.

C’est mathématique !

« Si l’on ferme des classes alors que les élèves sont plus nombreux, c’est mathématique, le nombre d’enfants par classe va augmenter », résume Martine Aubry. Ce que la municipalité « ne veut pas accepter pour ne pas dégrader les conditions d’accueil des enfants dans les classes ».

Et de poser le constat : l’Education nationale doit ouvrir 190 classes de CP et CE1 à la rentrée prochaine dans le département, dans le cadre des dédoublements, avec seulement 44 nouveaux postes. Pas d’autre solution, alors, que de fermer d’autres classes pour récupérer les postes qui leur sont attachés.

Outre des classes surchargées, les mesures prévues à la rentrée scolaire mettent en jeu la scolarisation des enfants de deux ans, un enjeu pourtant soutenu depuis longtemps par la Ville qui permet de donner plus de chance de réussir aux enfants.

Lille pénalisée

Le "plan mercredi" apparaît aussi comme un autre sujet de discorde entre la Ville et le DASEN, qui n’est pas « de son fait et de sa bonne volonté mais des effets d’annonce du gouvernement qui ne sont pas accompagnés des moyens nécessaires », rappelle le maire.  

Mis en place par le Ministère de l’Éducation nationale, ce plan « soutient le développement d’accueils de loisirs de qualité ».Il promet des moyens financiers supplémentaires mais pas pour la Ville de Lille qui n’entre pas dans ce plan car déjà engagée dans cette politique de continuité éducative depuis de nombreuses années.

Lille investie depuis longtemps serait donc pénalisée ! Par ailleurs, le mercredi n’est plus considéré comme extrascolaire mais comme périscolaire. Et donc une partie de l’argent de la CAF ne sera plus versée aux communes.

 (*) Lamartine, Auguste Comte, André, Mme de Maintenon, Lavoisier, Cornette.



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