Femmes précaires : le droit à la santé

L’association ADSF est arrivée à Lille voilà bientôt deux ans. Sa mission : améliorer la prise en charge globale de la santé des femmes, notamment lorsqu’elles sont sans abri, isolées, victimes de violences… Et donc éloignées du système de soins, pourtant de droit commun.

© Guilhem Fouques

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C’est à Lille que l’association « Agir pour la santé des femmes » a choisi d’installer sa première antenne provinciale. Créée à Paris en 2001, elle est arrivée dans la capitale des Flandres en 2019. « Nous travaillons en partenariat étroit avec les acteurs associatifs déjà implantés, l’idée n’étant pas de nous substituer à eux, bien sûr, mais de compléter l’offre existante », précise Léna Fontaine, coordinatrice des lieux.

Sage-femme, elle s’est d’abord engagée à Paris, aux côtés de divers professionnels, comme elle, ou encore gynécologues, médecins ou journalistes, touchée par la « grande inégalité d’accès aux soins, notamment des femmes en situation de précarité ». Arrivée à Lille, l’association a pu mesurer les besoins sur le terrain, et également aider à la mise à l’abri de femmes victimes de violences pendant le confinement.

Équipe mobile et premiers contacts

« Agir pour la santé des femmes » propose un accueil en ses locaux du 25 rue Degland. On peut y parler, en tout anonymat et en toute gratuité, de soins au sens large (gynéco, ophtalmo, dentaire, dépistage…) mais aussi d’addictions ou de troubles psychiatriques… Des produits d’hygiène sont aussi à disposition de même que des vêtements.

Certaines ne pousseront pas la porte du local, méfiantes, très marginalisées, inquiètes du jugement et de la stigmatisation, pour lesquelles la santé passe après d’autres essentiels, comme la nourriture… Alors, l’association va à leur rencontre grâce à un mini van, baptisé « le frottis truck ». À son bord, un binôme médico-psychologique écoute, informe, oriente, remet des kits d’hygiène, et peut réaliser quelques examens de dépistage (frottis cervico-utérin, test Covid, dépistages IST…).

Besoin de parler

« Nous avons un gros travail de prévention à faire », ajoute Lena Fontaine, un retard dans la prise en charge de certaines pathologies comme le diabète ou l’hypertension peut avoir de graves conséquences, par exemple. La santé mentale est aussi un véritable enjeu, ces femmes ont besoin de parler ».

À Lille, l’antenne de l’association fonctionne avec deux salariés, deux stagiaires, une chargée de communication présente une journée et une trentaine de bénévoles.  Depuis son arrivée, elle a accompagné une centaine de dames pour des échanges, des bilans, des dons de serviettes périodiques ou de brosses à dents, des prises de rendez-vous médicaux…

« Pour développer nos actions, nous avons  répondu à plusieurs appels à projets dont certains  de la municipalité  qui nous a d’ailleurs réservé un accueil bienveillant », note  Marie Rolland, chargée de mission au sein de l’association.

Par V.P.

. 25 rue Degland, sur rendez-vous (en période de crise sanitaire) au 07.49.00.67.09 ou coordo_lille@adsfasso.org



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