Les Lillois en quête de jardins

De plus en plus d'habitants soutenus par la Ville, s'impliquent dans la création et la gestion de jardins partagés en pleine terre ou en bacs.

Jardin des cultures

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Les jardins partagés qui poussent aujourd’hui un peu partout en France sont le fruit d’une initiative lilloise, elle-même inspirée d’un modèle new-yorkais. En 1997, un groupe d’habitants alors soutenu par la Ville s’approprie une friche pour y cultiver ensemble. Le jardin des (Re)trouvailles, premier du genre en France, est né. Il a été suivi par une dizaine d’autres, dont plusieurs gérés par l’association les AJOnc.

L’aspect convivial et collectif en plus, les jardins partagés s’inscrivent dans la tradition, plus ancienne, des jardins ouvriers ou familiaux. La ville en compte sept, où des parcelles sont mises à disposition des habitants. Mais la nouvelle tendance désormais, c’est de combiner jardin partagé et jardin ouvrier. « Un nouveau projet, piloté par la municipalité, est en réflexion à Wazemmes, il mixte quelques parcelles individuelles existantes et un espace collectif à aménager », confirme Benjamin Gourdin, directeur des AJOnc.

Sur un îlot en cours de transformation du côté de la rue Jules-Guesde, une quinzaine de riverains imaginent le jardin des Waz’ifs. Parmi les autres projets remarquables et initiés par des habitants, le jardin des Agrions au bout du quai de l’Ouest. Christelle Libert et quatre passionnés ont décidé en 2017 d’y réaliser leur envie : partager leur intérêt pour l’agro-écologie, cette agriculture plus respectueuse des cycles de la nature. « Nous avons pu installer nos bacs de culture dans le cadre du permis de végétaliser », explique Christelle Libert.

Des habitants des Bois-Blancs, des écoliers, des promeneurs des berges, des personnes déficientes visuellement, des jeunes graffeurs…, le jardin des Agrions offre un brassage inattendu. Le permis de végétaliser, mis en place par la Ville en 2017, a facilité et multiplié ces initiatives citoyennes dans l’espace public. S’y ajoute la végétalisation de façades et de rues, soit 200 par an, un objectif annuel doublé dès l’an prochain. Créer des « spots » de jardinage en plein cœur urbain, « c’est à la fois écologique et social », confirme Igor Beseme. Parfois, la Ville en est directement à l’initiative, comme avec l’emblématique jardin des Cultures, où il travaille. Salarié de l’association Lille Sud Insertion, Igor anime ce jardin qui comprend, en pied d’immeuble, un espace
collectif, un verger, un jardin d’insertion et 24 parcelles individuelles.

Par Valérie Pfahl


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