Les antennes relais à Lille

Le 9 octobre 2020, la Ville de Lille a décidé un moratoire sur l’allumage de la 5G, dans l’attente de la remise du rapport sanitaire de l’ANSES. Bien que le rapport ait indiqué que la 5G ne présentait pas de nouveaux risques sanitaires, au regard des données disponibles, la Ville continue de soutenir la nécessité que l’ANSES, en tant qu’Agence Nationale, produise des études complémentaires autant que de besoin. Elle a par ailleurs contribué dans ce sens à la consultation publique de l’ANSES le 1er juin dernier.

Partager sur :

Google+

En parallèle et dès le 3 mai, considérant la nécessité d’informer mais aussi de consulter les habitants et usagers sur les choix technologiques qui engagent leur avenir, la Ville de Lille a fait le choix d’organiser un débat citoyen autour de la 5G (initiative déjà portée lors de la décision de moratoire le 9 octobre 2020), en prenant appui sur les instances de participation citoyenne – le Conseil Communal de Concertation (CCC), le Conseil Lillois de la Jeunesse (CLJ), les Conseils de quartiers –, réunissant une trentaine de volontaires, et animé par la Fing (Fondation Internet Nouvelle Génération – tiers compétent sur les processus participatifs et les questions numériques). 

Ces ateliers ont permis de conforter et compléter les engagements prévus par la déclaration commune signée avec les opérateurs, mais aussi d’informer et d’éclairer les citoyens non experts, aujourd’hui au travers de ce débat citoyen, et demain avec la mise en place d’un comité de suivi.« Le groupe citoyen se réjouit que la mise en place d’une instance de suivi (engagement V. de la déclaration commune) associe les instances participatives de la Ville, avec des conclusions publiques et partagées ». Il rejoint « les positions prises par la Ville auprès des opérateurs (engagements I.1/ 2/ de la déclaration commune), qui contribuent à ce que le déploiement de la 5G se fasse dans la transparence », en rendant disponibles, aux riverains en priorité mais aux citoyens en général, les informations et mesures. Le groupe citoyen note « que cette instance sera appuyée par des réunions publiques, en présence de l’opérateur, dès que les riverains concernés par une implantation d’antenne en feront la demande ».

Les DIM transmis par les opérateurs et les avis émis par la ville de Lille sont disponibles à partir du lien suivant : https://box.mairie-lille.fr/sharing/vlSO2EWIw

Chaque citoyen peut vérifier l’implantation des antennes relais et les mesures de champs électromagnétiques à partir du site https://www.cartoradio.fr

Toute personne désirant mesurer l’exposition aux ondes électromagnétiques dans les locaux d’habitation ou des lieux accessibles au public (parcs, commerces, établissement recevant du public...) doit compléter le Cerfa n°15003*02 soit directement sur le site mesures.anfr.fr ou le télécharger sur le site du service-public puis le transmettre à la mairie de Lille à l’adresse suivante :

Service des Risques Urbains et Sanitaires
Place Augustin Laurent
CS 30667
59033 Lille Cedex

La Ville de Lille transmettra ensuite la demande à l’ANFR qui dépêchera un laboratoire accrédité et indépendant pour réaliser la mesure.

La 5G sous contrôle grâce au plafond de 6 V/m

Cette nécessaire transparence auprès des Lilloises et des Lillois s’incarne aujourd’hui avec les premières actions obtenues par la Ville de Lille auprès de l’ANFR (Agence Nationale des Fréquences) :

  • La réalisation par un laboratoire accrédité d’une centaine de mesures de champs électromagnétiques, pour objectiver le niveau d’exposition avant le lancement de la 5G ;
  • L’implantation par l’ANFR de trois sondes sur Lille, une sonde sur Hellemmes et 1 sonde sur Lomme qui réalisent plusieurs mesures par jour afin de disposer d’une publication régulière en open data de l’exposition en champ électromagnétique environnante. Les données recueillies sont mises en ligne sur le site : https://www.observatoiredesondes.com/fr/

La Ville de Lille démontre ainsi qu’elle s’est pleinement saisie, au fur et à mesure de la tenue de ces ateliers, des attentes exprimées par les citoyens, déjà intégrées à sa contribution à la consultation publique de l’ANSES. Elle s’engage de surcroit à être vigilante au respect de l'exposition de la population aux ondes électromagnétiques, tel que cela a été exigé auprès des opérateurs, et, ainsi, au respect d’un plafond absolu du niveau d’exposition fixé à Lille à 6V/m.

En effet, alors que l’ANFR demande à tout opérateur de réduire les émissions du point « atypique » qui le dépasseraient, dans un délai de 6 mois, sans toutefois pouvoir l’y contraindre, la déclaration commune signée entre la Ville et les opérateurs fixe un plafond de 6V/m – et non pas un seuil d’attention – qui s’impose à tous et dont tout dépassement doit être résorbé sans délai. Un niveau d’exigence objectivement exceptionnel en France.« Cet engagement des opérateurs est un élément important de transparence », soulignent les citoyens. Il permettra réagir immédiatement afin de rétablir un niveau d’exposition en dessous de 6V/m, dès lors qu’une anomalie sera constatée par les sondes ANFR.

Les enjeux sociaux et environnementaux au cœur d’une dynamique commune

Le groupe citoyen rappelle son attachement à l’inclusion et à la sobriété numérique, tel qu’affirmé dans la déclaration commune. Il note que « les engagements complémentaires des opérateurs vont objectivement permettre une meilleure prise en compte des difficultés que rencontrent certains de nos concitoyens en termes d’accès aux droits ».L’avis réaffirme l’importance de la mutualisation des infrastructures, du réemploi ou encore de la sensibilisation accrue du grand public, en faveur d'un numérique soutenable et d'une consommation responsable.

La Ville de Lille soutient les préconisations de l’avis citoyen, qui rejoignent les engagements pris dans la déclaration commune, obtenus grâce à l’exigence de la Ville et malgré le fait qu’elle ne soit pas compétente en la matière. Elle rappelle une nouvelle fois sa vigilance, de manière permanente, pour vérifier les implications du déploiement de la 5G sur les plans sanitaire, économique et social, ou de toute nouvelle technologie qui se déploierait, à l’avenir, sur son territoire.

Partager la page via les réseaux sociaux :

Fermer