« Un cœur de ville créatif, durable et apaisé »

Rencontre avec Franck Hanoh, adjoint au maire en charge de la mairie de quartier de Lille-Centre.

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Vous entamez un troisième mandat comme adjoint au maire en charge du quartier. Pour ceux qui ne vous connaissent pas, qui êtes-vous ?

J’ai 52 ans, je suis marié et père d’une jeune lycéenne. Ma vie professionnelle m’a certes amené à travailler dans de nombreuses villes en France et à l’étranger, mais j’ai toujours habité ici. J’aime mon quartier pour sa centralité, son dynamisme, ses nombreux équipements et la diversité des transports en commun. C’est une « ville » de plus de 30 000 habitants dans laquelle on n’a quasi pas besoin d’utiliser sa voiture…

Quels sont les projets du quartier pour le prochain mandat ?

On a bien sûr déjà commencé dans le précédent, mais ce mandat mettra encore plus en avant l’implication des habitants, pour que ceux qui le souhaitent puissent travailler de façon collaborative avec la Ville. Les projets sont nombreux. Il y a bien sûr Saint-Sauveur et ses 22 hectares. C’est un projet situé à 100 % dans le quartier mais qui sera connecté avec tous les quartiers de Lille, Moulins en premier lieu, et avec la Métropole. La requalification de la place des Reignaux, avec la participation des commerçants et riverains, me paraît une priorité. Même chose pour la place Rihour et le parvis du Monument aux morts. Les travaux de la rue Pierre Mauroy se poursuivront, ils ont été reportés en 2021. Avec la crise sanitaire, il faut laisser le temps aux commerçants de reprendre leur souffle et ne pas gêner leur activité. Et, bien sûr, la transformation de la rue Solférino, démarrée en septembre avec la participation des habitants, va symboliser la métamorphose paysagère que nous engageons dans le cœur de ville.

Vous êtes également adjoint au Maire en charge du commerce. Que peut-on dire de la situation à Lille avec le Covid ?

La crise n’épargne personne, grandes enseignes comme indépendants. Nous avons créé une cellule spécialement dédiée pour les accompagner. Il est par ailleurs essentiel pour le commerce d’être « phygital » c’est-à-dire à la fois présent physiquement mais aussi sur le web pour garder le contact avec les clients et valoriser l’offre. Les nouveaux modes de consommation amènent six consommateurs sur dix à utiliser les moteurs de recherche avant d’acheter en magasin ou de réserver dans un restaurant. Quand on sait que 25 % des requêtes sur Google sont locales, le commerce de proximité y a toute sa place. Le rôle de la Ville est de les accompagner dans cette évolution partout où cela est possible et de façon durable.

C’est ça le rôle d’un adjoint et d’un élu en charge d’un quartier ?

Tout à fait. Je suis le local de l’étape pour tout ce qui concerne le quartier ! Beaucoup d’habitants et d’acteurs économiques me connaissent et me font confiance. J’essaie d’aiguiller au mieux les projets. 

Vous avez aussi des activités professionnelles en parallèle ?

Je suis un travailleur acharné. Je dirige l’incubateur de l’école de commerce Skema à Lille. J’aide les étudiants et les diplômés à développer leur projet et à créer leur entreprise.

Votre devise ?

« Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté » (Winston Churchill)

Votre lieu lillois préféré ?

La Gare Saint Sauveur. 

Trois choses dont vous ne pouvez pas vous passer ?

Mon téléphone portable, mes films « super 8 » de 1964 à 1988, ma chaîne et son pendentif offerts par ma mère.

Propos recueillis par Sabine Duez


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