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Observatoire ornithologique de la digue serpent aux Bois-Blancs
Les oiseaux observables depuis l’observatoire et leurs chants
Foulque macroule (Fulica atra)
Elle appartient à la même famille que la Gallinule poule-d’eau (les Rallidés), et préfère les plus grandes étendues d’eau. En cas de trouble à l’ordre « aquatique », elles sont plus sécurisantes pour la fuite !
Territoriale, elle défend activement son espace, surtout en période de reproduction. Son comportement peut alors paraître vif et déterminé. Bien adaptée à son environnement, elle se nourrit principalement de végétaux aquatiques, tout en pouvant occasionnellement consommer de petits animaux.*
Chevalier cul-blanc (Tringa ochropus)
Petit limicole de passage, le Chevalier cul-blanc fréquente les berges et vasières de zones humides lors des migrations. Toujours vigilant, il s’envole brusquement au moindre dérangement en lançant un cri aigu. Solitaire, il explore les eaux peu profondes à la recherche de petites proies.
Héron cendré (Ardea cinerea)
Par sa taille imposante, le Héron cendré se remarque en ville, et son acclimatation avec l’espèce humaine le rend moins farouche qu’en milieu naturel. Une petite population fréquente d’ailleurs en toute saison les abords de la Deûle et le parc de la Citadelle.
Son bec en poignard fait de lui un excellent pêcheur de poissons, mais également un redoutable prédateur d’amphibiens et micromammifères. Il faut bien se nourrir !*
Rousserolle effarvatte (Acrocephalus scirpaceus)
Habitante discrète des roselières, la Rousserolle effarvatte se dévoile davantage par son chant rapide et continu que par son apparence. Elle se faufile entre les tiges de roseaux où elle installe un nid suspendu. Migratrice, elle ne séjourne dans la région qu’à la belle saison.
Martin-pêcheur d’Europe (Alcedo atthis)
La plupart du temps, on admire les couleurs vives de cet oiseau lorsqu’il file au-dessus de l’eau en émettant son cri aigu. Pour se reproduire, cet oiseau piscivore creuse un terrier sur les rives abruptes et les falaises meubles.
Le milieu aquatique constitue son garde-manger. Il niche à la Citadelle dans des lieux calmes et inaccessibles qui préservent sa tranquillité.*
Gallinule poule-d’eau (Gallinula chloropus)
La présence en ville d’un oiseau des zones humides est surprenante, mais notre gallinule poule d’eau est peu exigeante sur la qualité du milieu qui l’accueille. Au printemps, on pourra l’observer, sur l’eau ou à proximité immédiate des berges, avec ses poussins en train de se nourrir sur les pelouses du Jardin Vauban.*
Canard colvert (Anas platyrhynchos)
Saviez-vous que le fameux “coin coin coin” est émis par la femelle, au plumage brunâtre, et non par le mâle ! C’est la seule espèce d’anatidé représentée sur le territoire lillois. Il n’est pas rare, au printemps, d’observer madame suivie d’une dizaine de canetons.*
Grand Cormoran (Phalacrocorax carbo)
Silhouette sombre, souvent perchée ailes déployées pour sécher son plumage, le Grand cormoran est devenu un habitué des berges de la Deûle. Excellent pêcheur, il plonge longuement pour capturer des poissons. C’est une des espèces qui s’est s’adaptée parfaitement aux milieux urbanisés.
Goéland brun (Larus fuscus graellsii)
Plus sombre que ses cousins, le Goéland brun se distingue par son dos ardoisé. Principalement observé en période estivale, il fréquente les plans d’eau et les zones ouvertes où il recherche poissons, déchets ou petites proies. Opportuniste, il tire pleinement parti des ressources offertes par le milieu urbain.
Goéland argenté (Larus argentatus argenteus)
Cet oiseau de la famille des laridés (mouettes, goélands...) apparaît en hiver en nombre plus réduit que la Mouette rieuse, avec laquelle il est d’ailleurs souvent confondu par l’œil non averti. Au plus fort de l’hiver, bien emmitouflé, le long de la Deûle, cherchez, parmi les laridés, ceux qui ne ressemblent pas à la Mouette rieuse. Alors, sûrement, il s’agira de Goélands argentés.*
Mouette rieuse (Chroicocephalus ridibundus)
Cet oiseau a la particularité de revêtir le capuchon brun du plumage nuptial au printemps. Dès la fin de l’été, il ne reste plus qu’un point noir à côté de l’œil.
La Mouette rieuse se rencontre pratiquement toute l’année à Lille, hormis pendant la période de reproduction d’avril à début juillet. Plus les conditions climatiques hivernales se dégradent, plus les mouettes “envahissent” les villes à la recherche d’une nourriture plus facile à collecter.
Ce n’est pas un fin gourmet, tout lui est bon !*
Râle d’eau (Rallus aquaticus aquaticus)
Le râle d’eau, discret habitant des marais, se faufile entre les roseaux avec une élégance presque invisible. Son plumage brun se confond avec la végétation, tandis que son cri, à la fois rauque et soudain, résonne comme un secret brisé dans le silence. Rarement aperçu, il préfère courir à l’abri des regards plutôt que s’envoler, laissant derrière lui seulement le frémissement de l’eau et le mystère de son passage.
Grèbe huppé (Podiceps cristatus)
Ne cherchez pas à Lille l’habitat typique de notre oiseau : grand étang aux rives ceinturées de roseaux. Pourtant, le Grèbe huppé niche dans la capitale des Flandres ! Son nid est constitué d’une simple plateforme flottante entrelacée et amarrée dans la végétation aquatique ou arrachée à la végétation buissonnante qui s’enracine à flanc de berge. Ce parfait plongeur au corps fuselé pratique la pêche sous l’eau avec habilité. Il réapparaît souvent près d’une minute après sa plongée, assez loin de son point d’immersion.
Grèbe castagneux (Tachybaptus ruficollis)
Petit et discret, le Grèbe castagneux passe souvent inaperçu malgré sa présence régulière. Ce petit plongeur affectionne les eaux calmes où il disparaît en un instant à la moindre alerte. Au printemps, sa gorge se pare d’un roux chaud caractéristique. Solitaire ou en couple, il capture petits invertébrés et alevins (jeunes poissons) lors de plongées brèves mais efficaces.
Hirondelle de rivage (Riparia riparia)
La plus petite de nos hirondelles, reconnaissable à son plumage brun et à son ventre blanc, survole les cours d’eau avec une grande agilité à la poursuite d’insectes. Espèce grégaire, elle niche en colonies dans des terriers creusés dans les berges sablonneuses. Sa présence reste discrète.
Bergeronnette des ruisseaux (Motacilla-cinerea)
La Bergeronnette des ruisseaux, au ventre jaune et à l’allure plus élancée que la bergeronnette grise, parcourt inlassablement les enrochements de la Deûle à la recherche d’insectes.*
*Textes issus du Guide pratique de la Ville de Lille « Lille aux oiseaux ».
