Le martin pêcheur

Facilement reconnaissable à son plumage aux reflets bleus métallisés, il n'est pas facile à voir car très craintif. Avec un peu de chance, vous pourrez le voir survoler furtivement les cours d’eau ou à l'affût depuis son poste d’observation.

By Sonya7iv - Own work, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=88895217

Partager sur :

Google+

Il apprécie les eaux calmes et poissonneuses mais pas trop froides et se révèle être un bon pêcheur. L'oiseau se nourrit essentiellement de petits poissons qu'il pêche en plongeant de son poste d'observation, souvent une branche surplombant l'eau.

Pas plus gros qu’un moineau, il craint plus que tout les hivers rudes et les gelées qui peuvent le priver de nourriture. Par précaution, il peut migrer mais n'est alors pas certain de retrouver les meilleurs places à son retour, sauf si l'hiver a décimé ses compagnons. S'il fait le choix de rester, il pourra tirer parti du réchauffement climatique (tant que les rivières ne sont pas asséchées).

Très territoriaux et solitaires, le mâle et la femelle se rapprochent pour former un couple au printemps. Le mâle creusera une longue galerie dans une berge verticale au bout de laquelle la femelle pondra 2 à 3 couvées de 5 à 8 œufs (ce qui compense les pertes hivernales).

Chez les martins-pêcheurs est très organisés : les jeunes, entassés dos à dos en cercle dans la chambre au fond du tunnel, tournent dans le sens des aiguilles d’une montre à chaque ravitaillement pour être nourris.  Par contre, l’hygiène n’est pas la priorité : fientes et restes de poissons s'accumulent et dégoulinent le long de la pente. Les parents doivent passer de longs moments à plonger pour se nettoyer avant de reprendre la pêche.

Les actions de préservation

Afin d’aider à son maintien et à sa réimplantation, la Ville de Lille a créé un réseau de micro-falaises sur les berge le long de la Deûle. La plantation de saules et de saules arbustifs en bordure des zones de cascade garantit quant à elle de bons postes d’observation et de pêche même en cas d'hiver froid car le mouvement de l'eau limite les gelées. 

L'espèce est maintenant bien présente à Lille avec un effectifs avec un maximum de 2 à 4 couples nicheurs.

Pour voir le martin pêcheur, le mieux est de connaitre son cri.

Partager la page via les réseaux sociaux :

Fermer