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La Grand'Place au cœur de l'Histoire
Née sur d’anciens terrains boueux de la Deûle, la Grand’Place a traversé les siècles en animant toujours la vie commerciale et sociale de la ville.
Dès le Moyen Âge, Lille vit à l’heure d’échanges commerciaux importants, et notamment de grandes foires. Elle a besoin d’un endroit vaste pour poursuivre son développement. La Grand’Place telle que nous la connaissons n’est alors qu’un terrain humide une partie de l’année. En 1271, des travaux de canalisation de la Haute-Deûle libèrent l’espace des eaux. Mais le sol reste boueux, chariots ou cavaliers qui passent par là s’y embourbent.
Au début du XIVe siècle, des travaux d’aplanissement et de remblaiement sont lancés, permettant de stabiliser l’espace. Le terrain est alors prêt pour accueillir le marché aux grains et les étables à bestiaux. Au début du XVe siècle, la place est recouverte de pavés. Les marchands vendent du blé mais aussi des poulets et des poissons, des tissus, de la paille et des poteries, du sel et des chevaux…
Les commerçants viennent de partout, des Flandres ou de l’Angleterre, de Castille ou d’Italie.
Coupée en deux
La puissance marchande de Lille se voit symbolisée par la construction de la bourse de commerce (communément appelée aujourd’hui Vieille Bourse), en 1653. Composée de 24 maisons privées entourant une cour intérieure publique, elle définit durablement l’organisation de la place du marché en la coupant en deux : d’un côté la grande place (d’où le nom de notre Grand’Place) et de l’autre côté la petite place, baptisée du Théâtre, celle où se situe l’Opéra.
Si elle n’a cessé d’être un lieu de commerce, la place du Général de Gaulle a été et reste aussi le cœur de la vie lilloise. Elle a été un lieu de démonstration de force et d’exercices de l’armée, de fêtes somptueuses à l’image de celles données en l’honneur de la naissance du premier fils de Louis XV, ou de processions religieuses. Elle accueillait également la foire annuelle, ancêtre de la braderie, les défilés de géants, les spectacles de joutes, tout comme les exécutions des condamnés à mort.
Plus récemment, son cœur bat au rythme des victoires de foot, comme celle du LOSC en 2021, lors de la venue de Dany Boon pour la sortie de « Bienvenue chez les Chtis » en 2008 ou pour la présentation des équipes du Tour de France en juillet 2025. ●
Par Valérie Pfahl
> Lire aussi : notre article "La Grand'Place de Lille piétonne le 12 janvier 2026"
Charles, une déesse et trois grâces
Après la libération de la ville en 1944, la Grand’Place prend le nom du Général de Gaulle, en hommage à l’ancien chef d’État, né à Lille, et résistant durant la Seconde Guerre mondiale. Il partage la vedette avec la Déesse, dressée là un siècle auparavant. Depuis 1845, elle symbolise aussi la résistance lilloise, celle face aux soldats autrichiens, en 1792.
À ses côtés, trois autres figures féminines, posées au sommet de la façade de la Voix du Nord. Ces grâces représentent les provinces du Nord : l’Artois, la Flandre, et le Hainaut.
Le sculpteur a souhaité représenter l'économie régionale avec la pêche, l'agriculture et l'industrie. Quant au pigeon voyageur, il est un clin d’œil aux colombophiles, nombreux dans la région !
500 ans de procession
Notre photo : Procession de Lille en 1789, François Watteau, 1800-1801. Huile sur toile – Musée de l’Hospice Comtesse
En 1801, le peintre François Watteau a immortalisé la grande procession, aussi appelée procession Notre-Dame de la Treille. Sa toile témoigne de l’importance de l’événement annuel qui s’est tenu sur la Grand’Place de 1269 à 1792 ! La Terreur, période de la Révolution française, y a mis fin.
Instituée par la comtesse de Flandre, Marguerite de Constantinople, cette immense fête attirait pèlerins et curieux. Le tableau, réalisé à partir de croquis de l’artiste pris sur le vif, témoigne de l’ampleur du cortège constitué de compagnies d’archers ou d’escrimeurs, de corps de métiers, de religieux, de ménestrels et autres joueurs d’instruments…
Façades historiques
Les édifices répartis autour de la place du Général de Gaulle donnent un panorama de l’architecture lilloise entre le XVIIe et le XXe siècle. Plusieurs bâtiments sont classés ou inscrits au titre des Monuments Historiques. La Vieille Bourse, typique de la renaissance flamande, est classée depuis 1921. La Grand'Garde (aujourd’hui Théâtre du Nord), construite en 1717, d’architecture classique, est inscrite à l’inventaire depuis 1925.
Notons également plusieurs édifices de l'îlot du Beauregard ainsi que plusieurs façades et toitures, dont le n° 21 (notre photo).
(article issu du magazine municipal Lille Mag, édition octobre-novembre 2025, à consulter ici en version numérique)
