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Bien habiter à Lille

Donner au plus grand nombre les moyens de se loger en ville : l'est le cœur de la politique municipale. Pour remplir ces objectifs, la Ville aide propriétaires et locataires, initie des démarches innovantes et sanctionne aussi. 

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Comment et à quel prix se loger à Lille ? Dans la capitale des Flandres, le marché immobilier est sous forte tension. En cause notamment, l’attractivité de la ville qui fait monter les prix dans les années 2000 et la surreprésentation des petits logements.

La moitié des 144 000 logements lillois sont des T1 ou des T2. Par ailleurs, si Lille remplit ses obligations légales avec 26 % de logements sociaux, la ville compte un parc locatif privé important et vieillissant, qui loge la moitié des ménages lillois. « Bien que cela ne soit pas une compétence qui nous incombe, l’enjeu pour nous est donc, depuis 2008, de rendre à tous les habitants, et en particulier aux ménages modestes et aux familles, la possibilité de se loger à Lille », résume Estelle Rodes, adjointe à la politique du logement.

Avec un budget annuel moyen de 5,2 M€, la politique municipale en faveur de l’habitat mobilise une équipe de 45 personnes. La première réponse a été la production renforcée de logements, notamment dans le cadre des projets engagés avec l’Agence nationale de rénovation urbaine depuis 10 ans (projets qui ont aussi requalifié l’ancien). 13 000 logements neufs ont été construits entre 2008 et 2014, et 10 000 nouveaux sont attendus d’ici 2020.

« Pour une offre abordable et adaptée aux familles », poursuit Estelle Rodes, des obligations ont été inscrites dans le Plan local d’urbanisme. Tout programme supérieur à trois, voire quatre logements doit inclure des T3 et plus. Autre obligation : celle de créer 30 à 45 % de logements sociaux dans les secteurs où ils sont moins nombreux, ainsi que des logements en accession aidée à la propriété. Deux mille d’entre eux, à des prix plafonnés à 2 400 €/m2, ont déjà été construits. 

Et la Ville veut aller plus loin, avec le lancement de l’Organisme de foncier solidaire de la métropole lilloise (OFSML). Inscrits dans la loi Alur sur le logement, dont l’ancienne députée et élue lilloise Audrey Linkenheld était corapporteure, les OFS permettent de dissocier l’achat du logement de celui du terrain. Deuxième grand objectif, la requalification du parc ancien, logements sociaux (plus de 5 000 rénovés ces dernières années) ou privés (4 600 depuis 2014).

Outre les aides et conseils de la Maison de l’habitat durable, la Ville veille tout particulièrement aux 9 000 logements potentiellement indignes, conjuguant l’incitatif et le répressif. Suite à une procédure engagée par la Ville, un marchand de sommeil a d’ailleurs été condamné cette année à douze mois de prison, dont six fermes.

Troisième priorité : l’innovation sociale et l’habitat durable, avec des projets de résidences intergénérationnelles, d’artistes, d’habitat participatif et des constructions à énergie passive. Enfin, pour compléter sa politique de régulation, la Ville a fait savoir son souhait d’expérimenter à nouveau l’encadrement des loyers, qui fixe des plafonds calculés à partir des prix observés à Lille. L’enjeu est d’éviter les abus pratiqués par certains propriétaires.

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