Des ondes sous surveillance

Les passants les plus attentifs les auront peut-être remarquées. Depuis quelques mois, treize nouvelles sondes de mesure de champs électromagnétiques ont fait leur apparition dans l’espace public. 

Photo Daniel Rapaich

Installées sur des candélabres à environ quatre mètres de hauteur, ces petits équipements ont une mission bien précise : mesurer en continu le niveau des ondes émises par les antennes relais de téléphonie mobile.

Ces nouveaux dispositifs remplacent les anciennes sondes mises en service en 2021, arrivées aujourd’hui en fin de vie. Mais la nouveauté ne se limite pas à un simple renouvellement du matériel. La Ville passe en effet de cinq à treize points de mesure répartis dans les différents quartiers.

Le choix des emplacements n’a pas été laissé au hasard. La proximité des écoles ou de crèches, la présence d’antennes relais, leur orientation ainsi que la volonté de couvrir le territoire ont guidé les implantations.

Cette démarche s’inscrit dans une politique de suivi des ondes engagée de longue date. Dès 2004, Lille mettait en place une charte de téléphonie mobile avec les opérateurs afin d’encadrer le déploiement des antennes et de maintenir un dialogue régulier. Plus récemment, lors de l’arrivée de la 5G, la municipalité avait instauré un moratoire avant d’aboutir à une déclaration commune avec les opérateurs et les bailleurs sociaux.

« L’enjeu est avant tout la transparence vis-à-vis des citoyens », explique Tom Dessoit, chargé de projet en santé-environnement à la Ville. « Les inquiétudes suscitées par le développement des réseaux mobiles ont conduit à renforcer les outils de surveillance même si rien n’oblige la Ville à le faire. »

Et les résultats observés jusqu’à présent se veulent rassurants. Alors que le seuil réglementaire européen le plus bas est fixé à 28 volts par mètre, les niveaux enregistrés à Lille se situent en moyenne autour de 1,2 volt par mètre. 

La Ville entend poursuivre cette politique d’information avec une expérimentation de mesures mobiles à vélo. Une sonde embarquée permettra alors de cartographier l’exposition aux ondes à l’échelle d’un quartier. Une première qui viendra compléter un dispositif déjà unique dans la région.

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 Par Sabine Duez 


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