Pour soigner la petite faune sauvage

Un centre de soins d’urgence va ouvrir à Lille pour prendre en charge les petits animaux sauvages blessés ou en détresse. Avec un objectif : les relâcher en bonne santé.

La chouette d'Athéna. @Philippe De Beyter

Un rouge-gorge englué dans un piège à souris, un putois tapé par une voiture, un écureuil orphelin, une chevêche d’Athéna coincée dans un fil barbelé, un hérisson mordu par un chien…

Voici quelques exemples de petite faune sauvage, blessée ou en détresse, qui vont pouvoir être accueillis et soignés dans le nouveau centre de soins d’urgence de Lille.

Ouverture annoncée pour mi-février.

Consciente du manque de solution de prise en charge adaptée dans le Nord, la Ville a réhabilité un bâtiment municipal inoccupé, qui dispose désormais d’un espace de prise en charge, d’une zone de quarantaine, d’une salle d’opération ou encore de volières. Elle en a confié la gestion à l’association SAFE Lille.

Augmenter les chances

« Tout comme pour une urgence humaine, l’animal doit pouvoir trouver une réponse rapide et professionnelle pour augmenter ses chances d’être sauvé », remarque Philippe De Beyter, le trésorier et l’un des administrateurs de l’association. 

 « Dans ce nouveau centre, il va donc bénéficier des soins nécessaires, et passer quelques temps en convalescence si besoin, mais le plus court possible pour éviter toute imprégnation à l’humain ».

Autre impératif, dans la mesure du possible : relâcher l’animal à l’endroit où il a été trouvé, notamment pour ne pas créer de déséquilibres faunistiques sur le territoire. Et, pour certaines espèces, lui permettre de retrouver les siens. 

Des bénévoles essentiels

Et si les soins ne peuvent pas être réalisés sur place, le suivi sera assuré pour une prise en charge par l’une des cliniques vétérinaires avec lesquelles SAFE Lille a une convention.

Le centre va fonctionner grâce à de deux vétérinaires partenaires et à des bénévoles, soigneurs animaliers, ou engagés dans d’autres missions pour nourrir, nettoyer, assurer le suivi administratif, le transport ou l'éducation du public à la prévention des risques…

L’association recherche toujours des bénévoles (qui bénéficient d’une formation) et des dons, adhésions et partenariats pour assurer le financement du centre. 

Au regard de données de professionnels les années précédentes, Philippe De Beyter annonce une perspective de 600 à 700 animaux, dont 400 oiseaux, qui vont être accueillis dans le centre en 2026.

Par Valérie Pfahl

. SAFE Lille 06.70.90.16.70. www.safelille.org safe.lille@gmail.com

 



Lire aussi

Quoi de neuf au Jardin des PlantesNature/Environnement

L’équipe profite de la rénovation des bassins pour faire réapparaître des espèces florales locales du 19e siècle, alors que l'aire de jeux a été r...

Voir
Cohabiter dans la natureNature/Environnement

Dans le Parc de la Citadelle, comment concilier les pratiques des usagers avec le bien-être des espèces animales qui y vivent, et la biodiversité...

Voir
Un parc d'un hectare dans le Vieux-LilleNature/Environnement

Un nouveau parc de 11.000 mètres carrés va voir le jour sur trois parcelles, dont le jardin Line Renaud à la place de l'ancien rectorat ! Découvre...

Voir

Partager la page via les réseaux sociaux :

Fermer