Découvrez le parc de la Charité

Depuis l'été 2025, les Lillois peuvent profiter d'un nouveau parc de 6.000 m2 à Vauban : le parc de la Charité !

Chaque soir, Agathe et son fils Adam, deux ans, viennent faire un tour au parc de la Charité. À l'orée du sous-bois qui occupe le fond du jardin, le petit garçon s’élance sur le chemin qui serpente entre de vieux arbres, remarquables pour certains. Sous leurs frondaisons, un jeune homme lit, tranquillement installé sur des rondins de bois. « C’est mon coin préféré du parc, commente Agathe, 28 ans. Sous les arbres touffus, difficile de se rendre compte qu’en on est ville ».

Au parc de la Charité situé entre les rues de Turenne et de La Bassée, culture et nature se conjuguent étroitement. En entrant dans le parc par l’impasse saint-Joseph, on longe d’abord les murs rouges de l’ancien couvent transformé en habitations. Tout en pelouse, la partie centrale du parc, avec ses bancs et sa cabane en osier tressé, fait face à l’ancien bâtiment conventuel. Le long de celui-ci, des carrés en damier sont plantés d’espèces médicinales, aromatiques et condimentaires, un « jardin des simples » comme on en trouvait dans les abbayes et couvents d’autrefois.

Dans le sous-bois, rondins et bois morts prisés des insectes et servant de refuges aux animaux ont été installés dans des espaces appelés îlots de biodiversité. L’accès à ces 1 500m2 est interdit pour ne pas déranger les petites bêtes. D’ailleurs, avec un peu de chance le soir, vous croiserez des hérissons ou la chouette hulotte qui a élu domicile dans le parc. Une mare a été creusée, elle aussi protégée du public pour la bonne cause. Il est interdit d’y relâcher « poisson, canard ou tortue de Floride », précise un panneau.

L’aménagement de cette mare est la dernière étape d’un projet rendu possible par le rachat du terrain par la Ville. Outre la plantation de nouveaux arbres, de massifs et du mobilier, les services municipaux ont aussi assuré la pose d’arceaux à vélo et d’une borne-fontaine.

Pour prendre un bol de nature ou venir admirer le défilé des saisons, il n’est plus besoin d’aller loin

> 7, impasse Saint-Joseph. Ouvert tous les jours de 7h45 à 21h. Le parc est interdit aux chiens.

  • Nouveau parc de la Charité, Vauban-Esquermes
  • Nouveau parc de la Charité, Vauban-Esquermes
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Une nouvelle impasse Saint-Joseph

L’aménagement de l’impasse Saint-Joseph et de la rue Concorde offre aux habitants une liaison piétonne entre la rue Canteleu, le futur parc public et le square de la Houblonnière.

Objectifs :

  • Apaiser l’impasse avec la mise en place d’un statut de zone de rencontre
  • Créer une allée-jardin et donner au végétal une place importante (110 ml de pied de façades végétalisés – 223m² de massifs créés)
  • Organiser le stationnement et assurer le passage et la giration en fond d’impasse du véhicule de collecte des déchets (23 places de stationnement conservées)
  • Renforcer l’infiltration des eaux pluviales (43% des surfaces infiltrées).

Impasse Saint Joseph terminée  

Histoire du parc...

Jusqu’à la fin du 18e siècle, le site semble surtout dévolu à l’agriculture. Il est acheté par l’industriel Barthélémy Crépy, qui y bâtit une belle demeure entre cour et jardin. Au fil des années, ses descendants profitent de la vente des terrains adjacents pour agrandir la propriété, en la dotant d’un vaste espace vert, de serres, de nouveaux pavillons d’entrée.​

En 1926, le bien passe entre les mains de la Congrégation Notre-Dame du Cénacle. Celle-ci a constitué une association en 1925 appelée l’Oasis, pour assurer des « œuvres d'éducation populaire, de moralisation, de préservation et assistance morale et matérielle des femmes, des jeunes filles et des enfants ». Elle réalise une première campagne de travaux dans les années 1920, puis après-guerre.​

En 1970, la propriété est vendue à la Compagnie des Filles de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul, qui engage des travaux d’extension dans les années 1980-1990 et construit une maison de retraite à destination des sœurs âgées de la Congrégation.

En 2011, les sœurs quittent le couvent, mettant un terme à la fonction religieuse du site et le lieu accueille temporairement des étudiants. En 2022, le site connaît une nouvelle vie grâce à un projet de réhabilitation des bâtiments principaux, transformés en habitations au sein de l’opération « Clos de l’Arbonnoise ». La communauté religieuse reste présente au sein de la maison de retraite qui est maintenue.​

En évocation du passé religieux de ce site, un Jardin des Simples (Hortus simplicium) est aménagé dans le parc le long de l’ancien couvent. Construit en damier, il abrite des plantes condimentaires, aromatiques et médicinales, d’où les monastères tiraient, pendant des siècles, les principes actifs curatifs permettant la confection de médicaments.​


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