Qui est accueilli à Ikambere ?

La Maison accueillante accompagne des femmes qui vivent avec un diabète, une hypertension artérielle et/ou une obésité. Comment ça marche ?

« Je viens trois fois par semaine pour faire du sport et j’apprends aussi, grâce aux ateliers sur la nutrition, sur le stress, sur la confiance en soi ». Martine fréquente la Maison accueillante, Igikali, située à Wazemmes, depuis décembre dernier, bien motivée à atteindre son objectif de perte de poids. Elle fait partie de ces femmes pour lesquelles ce lieu existe.

Il accompagne celles qui vivent avec l’une de ces maladies chroniques : diabète, hypertension artérielle et/ou obésité. « Notre prise en charge est globale, sur ces questions de santé précises mais aussi de santé générale, et sur des problématiques d’accès aux droits, d’insertion professionnelle ou de logement », précise Jessica Cohen, directrice régionale Hauts-de-France.

Combo physique et mental

Grâce à un suivi individuel et à des ateliers collectifs, les femmes cheminent vers la prise de conscience et l’autonomie, avec l’équipe de l’association Ikambere. « Elles retrouvent confiance en elles et se rendent compte qu’elles ont la capacité de mettre en place des changements concrets ».

L’équipe est composée de cinq professionnelles auxquelles s’ajoutent des bénévoles. Avec des médiatrices de santé, diététicienne, assistantes sociales, juristes, socio-esthéticienne, conseillère en insertion professionnelle ou encore accompagnatrice en alphabétisation, la Maison accueillante propose un « combo santé physique et santé mentale, l’une n’allant pas sans l’autre ».

Réseau et dynamisme

D’abord expérimenté en Ile-de-France, ce programme a montré son efficacité et a commencé à s’étendre dans les Hauts-de-France, particulièrement concernés par le diabète, l’hypertension et l’obésité.

« Nous avons passé beaucoup de temps à échanger avec des professionnels de terrain pour comprendre les enjeux », explique la directrice, « Lille et ce quartier de Wazzmmes nous sont apparus comme un bon choix avec l’existence de structures de soins, un réseau dense et efficace, le dynamisme associatif, nous pouvons ainsi travailler en lien avec différents partenaires dont la Ville ».

Une trentaine de femmes, de Wazemmes et d’ailleurs, y sont actuellement accompagnées. « Je m’y ressource, j’y accorde un temps qui m’est devenu précieux, j’y chéris mon corps et mon cœur », résume Fatima.

Par Valérie Pfahl

. Igikali, 396 rue Léon Gambetta, 03.74.46.78.35.

 

Aux origines

L’association Ikambere a été créée en 1997, en Ile-de-France, par Bernadette Rwegera. Originaire du Rwanda, elle a choisi ce nom qui signifie la Maison accueillante. D’abord engagée dans l’accompagnement des femmes porteuses du VIH/Sida, elle a élargi son champ d’actions à trois autres enjeux de santé publique : diabète, hypertension et obésité. Et ce sont des Igikali, maison apaisante, qui voient le jour sur le territoire français.

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