Restauration du Monument aux pigeons

Le Monument aux pigeons voyageurs, à l'entrée de la Citadelle, se refait une beauté. Voici son histoire et les infos pratiques.

Rénovation en vue pour le monument aux pigeons de Lille.

Le Monument aux pigeons voyageurs, situé à l'entrée de la Citadelle et de Cita Parc, et à une centaine de mètres du zoo, est exposé aux aléas climatiques et à la pollution urbaine. Afin de maintenir en état ce patrimoine accessible au public, il est important d'effectuer une restauration curative.

Calendrier des travaux

  • 16 octobre : début de la restauration, avec un traitement au biocide
  • Phrase 2 (en 2 étapes successives entre 16 octobre et le 3 novembre) : nettoyage général et mécanique, purge des joints et rejointoiement
  • 3 novembre : fin des travaux, retrait des grilles de protection.

Un peu d'histoire...

Première Guerre mondiale : Lille occupée

La ville est occupée par les Allemands durant la toute Première Guerre mondiale. La population lilloise vit des heures très difficiles. Après-guerre, la municipalité rend hommage aux civils comme aux militaires en érigeant plusieurs monuments dans différents quartiers. L’entrée de la citadelle accueille ainsi le Mémorial au Pigeon voyageur, régulièrement appelé "Monument aux pigeons voyageurs".

Haut de sept mètres

La statue de femme vêtue à l’antique figure la Paix. Son corps est encadré de pigeons. Au centre du bouclier, symbole de la défense française, se trouve un modeste pigeon. Le bouclier écrase un serpent, figure du Mal et de la Guerre vaincus. Sur le socle, deux bas-reliefs montrent à gauche des Poilus dans les tranchées envoyant un message par l'intermédiaire d’un pigeon ; à droite, les victimes de la guerre.

Sur les côtés de la colonne sont gravés les noms des grands champs de bataille où les pigeons se sont distingués. Haut de sept mètres, le Mémorial est érigé à l’initiative de la Fédération nationale des sociétés colombophiles.

Une première en France

Dédier un monument à des animaux morts de la guerre est une première en France, accomplie à Lille en 1936. Il évoque le rôle déterminant des pigeons, derniers à pouvoirs transmettre des messages quand toutes les lignes de communication sont coupées. Il rend également hommage aux colombophiles fusillés par l’ennemi pour avoir détenu des pigeons voyageurs.

Sa réalisation est confiée au sculpteur nordiste Alexandre Descatoire (Douai, 1874 - Marquette-lez-Lille, 1949). Celui-ci a étudié à l'école des Beaux-Arts de Douai, puis à l'École nationale des beaux-arts de Paris où il obtint en 1902 le Premier second prix de Rome. Devenu membre de l'Académie des beaux-arts en 1939, il est également l’auteur du monument aux morts de Roubaix et de Douai, et du monument à Gustave Dron de Tourcoing.

Le monument s’inscrit dans un parcours dédié à la mémoire des Lillois pendant la Première Guerre mondiale. Ce parcours traverse divers quartiers et met en scène plusieurs grandes figures : Léon Trulin (statue initialement avenue du Peuple belge, désormais près de l’Opéra), Monument aux morts place Rihour, monument aux victimes des 18 Ponts rue de Douai, abords de la Citadelle.

> Plus d'infos : Direction du patrimoine culturel et culture en ville, 03 20 49 55 20.


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