Plus de lumière, moins d'énergie

Quand rénover le système d’éclairage permet une mise en beauté également favorable à la sobriété.

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Le beffroi de l’Hôtel de Ville, le Palais des Beaux-Arts, la Vieille Bourse, la Porte de Paris ou encore l’Opéra s’illuminent lorsque la nuit tombe. Cette mise en lumière valorise l’architecture d’édifices lillois symboliques et embellit le cadre de vie.

Ce message visuel esthétique, destiné à la fois aux habitants et aux visiteurs, a toutefois dû s’adapter à une exigence incontournable : faire des économies. 

Réduire la consommation

D’importantes rénovations avaient déjà été réalisées dans le cadre du plan lumière 2013-2020.

Puis, consolidant des engagements pris de plus longue date, la Ville a adopté un plan de sobriété énergétique en 2022. Parmi les mesures : réduire la consommation électrique.

Toutes les mises en lumière (sauf celles du secteur de la Grand Place) sont alors éteintes. En août 2023, les installations performantes sont remises en service. Et celles qui ne bénéficient pas d’un système optimisé en puissance électrique restent dans l’ombre.

Une rénovation est alors lancée pour intégrer des technologies performantes d’éclairage.

Harmonie et économies

Après la Synagogue, fin 2023 et la rue Faidherbe, en 2024, ce sont l’Hôtel de Ville (beffroi et façade côté Place Roger Salengro) et la porte de Paris qui ont repris des couleurs fin 2025. L’ancienne mise en lumière du premier datait de 1999, pour le passage à l’an 2000, et celle de la seconde remontait à 1993. 

Le nouveau système a permis une diminution importante du coût de gestion et une réduction de plus de la moitié de la consommation électrique. 

En plus des économies, il permet une mise en valeur plus qualitative, en harmonie avec les nouveaux aménagements qu’a connus le secteur.

Moins pour plus

L’ensemble des mises en lumière patrimoniales de Lille, qui consommaient 215 MWh en 2021 (correspondant à une dépense de 36,5 k€), devraient atteindre une consommation annuelle de 146 MWh en 2028 (24,8 k€). 

La consommation électrique de toutes les mises en lumière gérées par la ville représente environ 0,2% des consommations d’énergie de la collectivité.

Et, au total, sur la gestion de l’éclairage public, Lille, Lomme et Hellemmes ont réduit leur consommation électrique de 68% entre 2004 et 2025, malgré la création ou le réaménagement de nombreux espaces publics et leurs 20% de luminaires en plus.

Par Valérie Pfahl

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Et pour la palette ? 

Au quotidien, les scénarios misent sur du blanc aux nuances chaudes, pour une valorisation patrimoniale classique. Ils sont sélectionnés par le service éclairage public, sur la base de projets validés notamment par la direction du patrimoine de la Ville et la direction régionale des affaires culturelles.

Et, tout au long de l’année, des trames plus colorées sont programmées au gré de divers événements, liés notamment à des questions de santé (Alzheimer, cancer du sein, sida, cancer colorectal…) ou de droits humains (lutte contre les violences faites aux femmes, marche des fiertés…). 

Pour les commémorations du 14 juillet, des 8 mai et 11 novembre, le bleu, le blanc et le rouge illuminent les façades.


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